La WTA impose des tests génétiques obligatoires pour toutes les joueuses du circuit

La WTA impose des tests génétiques obligatoires pour toutes les joueuses du circuit - Samuel Guadi

Selon les révélations du journaliste américain Ben Rothenberg pour le site Bounces, la WTA vient d’adopter une nouvelle politique particulièrement stricte exigeant que l’intégralité des joueuses se soumette à des tests génétiques de dépistage du sexe biologique.

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GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Bien qu’aucune femme transgenre ne soit actuellement répertoriée dans le tennis féminin professionnel, cette décision s’inscrit dans le sillage des crispations récentes autour de l’inclusivité dans le sport de haut niveau. En restreignant ses critères, la WTA fait le choix d’exclure potentiellement des profils d’athlètes qui étaient jusqu’alors acceptés.

Cette nouvelle réglementation, qui n’a pas encore été formellement intégrée de manière publique au règlement officiel de l’instance, marque une rupture majeure dans le contrôle de l’éligibilité des joueuses. La WTA abandonne les suivis hormonaux classiques pour imposer un examen génétique systématique à l’ensemble du circuit.

Désormais, les autorités du tennis féminin s’appuieront sur un frottis buccal pour détecter la présence éventuelle du gène SRY. En cas de résultat positif, l’accès aux tournois du circuit sera immédiatement interdit, à moins que la joueuse concernée ne parvienne à fournir des preuves médicales extrêmement spécifiques, attestant d’un syndrome d’insensibilité complète aux androgènes ou de troubles du développement sexuel excluant les effets physiologiques d’une puberté masculine.

Ce durcissement réglementaire fait très peu écho à l’histoire du tennis féminin, qui n’a connu qu’une seule femme transgenre sur le circuit professionnel : Renée Richards dans les années 1970, dont la participation avait requis une décision de justice.