Malgré la fatigue ressentie à cause du décalage horaire, la Belge s’était promis de « tout donner », a-t-elle confié à Tennis Belgium après sa victoire. Durant le premier set, « les coups partaient bien. Puis, dans le deuxième, je me retrouve menée 3-1, mais je reviens. À 5-3, 30 partout, j’aurais peut-être dû en faire un peu plus », a-t-elle analysé. « J’ai essayé de trouver le bon équilibre : gérer mes efforts quand c’était possible, sans en faire trop ni trop peu », alors qu’elle le « sentait dans les jambes ». « Au final, je suis très heureuse d’avoir gagné en deux sets. »
Au troisième tour à Flushing Meadows pour la huitième fois en 11 participations, Elise Mertens sait toutefois qu’elle devra en faire davantage si elle souhaite poursuivre l’aventure : samedi, la N.1 belge retrouvera la Japonaise Naomi Osaka (WTA 13), 28 ans, lauréate en 2018 et en 2020, qui l’a encore battue récemment au tournoi WTA 1000 de Toronto.
« Elle avait joué à un très haut niveau, surtout au début », a relevé la Limbourgeoise, reconnaissant toutefois qu’elle n’avait pas livré alors son meilleur match. « J’ai l’impression qu’elle cherche davantage à construire les échanges qu’il y a quelques années. Elle essaie d’être une joueuse plus complète. Elle se déplace mieux, elle remet davantage de balles en jeu. Mon objectif sera de beaucoup varier au service, de ne pas lui permettre de s’installer dans des schémas de jeu confortables et de la faire courir autant que possible. Cela reste toutefois une très grosse frappeuse. Son premier service peut être redoutable. Je devrai saisir mes opportunités lorsqu’elle traversera des passages un peu moins bons. Elle aussi a dû disputer trois sets aujourd’hui, ce qui montre qu’elle reste prenable », a relevé Elise Mertens.
En marge de sa qualification, Elise Mertens s’est aussi exprimée sur son éventuelle participation à la phase finale de la Billie Jean King Cup, du 22 au 27 septembre à Shenzhen, en Chine. Présente en avril lors de la victoire contre les États-Unis à Ostende, la Belge a laissé la porte ouverte alors que la Belgique affrontera l’Ukraine en quart de finale le jeudi 24 septembre.
« C’est une question délicate », a-t-elle concédé. « Pour l’instant, je n’ai pas encore pris de décision définitive. J’ai dit à Wim (Fissette, le capitaine, NDLR) que j’attendrais la fin du tournoi pour faire le point. À un moment, je pensais plutôt que la réponse serait non mais ma finale à Monterrey a changé certaines choses. Je vais encore attendre de voir où je me situerai au classement après ce tournoi. J’ai toujours certains objectifs en tête et j’aimerais autant que possible les atteindre. Est-ce que je réussirai à terminer l’année parmi les 16 meilleures ? Il faut rester ambitieuse. Quoi qu’il arrive, je prendrai ma décision après le tournoi. »













