« Il est comme le magicien Houdini » : Romelu Lukaku incendié par la presse italienne

« Il est comme le magicien Houdini » : Romelu Lukaku incendié par la presse italienne - Samuel Guadi

Romelu Lukaku autorisé par le Napoli à poursuivre sa rééducation en Belgique pour préparer le Mondial 2026, ne portera plus le maillot de Naples cette saison. Un départ anticipé qui provoque la colère des médias italiens.

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AFP

Dans les colonnes de la Gazzetta dello Sport, le journaliste Marco Ciriello a signé une tribune salée pour acter la fin de l’aventure du Belge. Il y dénonce un manque d’implication total envers un groupe qui lutte encore pour décrocher son billet en Ligue des Champions : « Lukaku tente de sauver sa saison en participant à la Coupe du monde. Ce faisant, il se met en retrait et pénalise ses coéquipiers, qui luttent encore pour une place en Ligue des champions. Cela illustre clairement le fossé qui le sépare de l’équipe. »

Le journaliste italien ne s’arrête pas là : « Il est comme le magicien Houdini. Houdini est un spécialiste pour se libérer des menottes, des chaînes et des camisoles de force ; Lukaku est un spécialiste pour se libérer de ses équipes. »

Arrivé en grande pompe à l’été 2024 pour retrouver Antonio Conte, son mentor, Lukaku quitte Naples sur un constat d’échec cuisant. Avec seulement sept matchs disputés et un unique but au compteur, sa saison a été ruinée par les pépins physiques : « Cette fois-ci, c’est une blessure qui l’a aidé, une blessure qui a conduit à une saison décevante : seulement sept matchs, avec un seul but à son actif. Il avait déjà tout prévu : il ne lui restait plus qu’à choisir le bon moment. »

Ciriello souligne également la rupture symbolique avec Antonio Conte, « l’homme qui l’avait choisi, qui l’avait réclamé, qui l’avait attendu », mais qui a « finalement été oublié ». Le journaliste dresse le portrait d’un joueur au « tempérament d’un tueur à gages : il arrive, fait son travail, puis s’en va avec assurance ».

Alors que le contrat du Belge court théoriquement jusqu’en 2027, peu d’observateurs l’imaginent revenir au stade Diego Maradona après le Mondial : « Avec une pointe de cynisme, il est capable d’aimer et d’être aimé, mais au final, sa nature agitée prend le dessus, et il part, à la recherche d’une nouvelle histoire et d’une nouvelle ville. Il considère les clubs comme les saisons d’une série télévisée. La suite se déroulera sans doute en Arabie saoudite. »