Coachée durant une grande partie de sa carrière par son frère, Jorik, lui aussi brillant patineur, Loena Hendrickx est apparue pour la première fois sur la scène internationale lors des championnats d’Europe 2017 à Ostrava, conclus à la septième place. Dans la foulée, elle a aussi participé pour la première fois aux Mondiaux, à Helsinki, avec une 15e place. « Mon premier Euro était sans média, sans stress, sans pression », s’était-elle souvenue pendant les Jeux Olympiques d’hiver de Milan en février. « Après sont arrivés les appels des journalistes, puis les caméras ont commencé à me suivre. Ce sont toutes des petites choses qui m’ont permis, tout au long de ma carrière, de vivre chaque compétition différemment. »
La patineuse née à Turnhout a confirmé son potentiel l’année suivante, avec une 5e place à l’Euro, une 9e aux Mondiaux et une 16e aux Jeux Olympiques d’hiver de Pyeongchang. Sa progression a continué avec 12e place aux Mondiaux 2019 avant de connaître un coup d’arrêt en raison de problèmes à la cheville et de l’interruption des compétitions à cause de la pandémie de coronavirus.
Hendrickx a parfaitement négocié son retour, avec une 5e place aux Mondiaux 2021 en prélude à une année 2022 exceptionnelle : vice-championne du monde, médaillée de bronze à l’Euro et 7e des Jeux de Pékin. Lors des deux années suivantes, elle allait continuer à se forger un solide palmarès, avec une médaille de bronze aux Mondiaux et une d’argent à l’Euro en 2023 puis un titre européen en 2024, manquant de peu (4e) un nouveau podium aux Mondiaux. À cela, elle ajoutait plusieurs podiums dans les prestigieux Grands Prix, dont des victoires en France (2022) et au Skate America (2023) ainsi qu’une deuxième place au Grand Prix Final 2023 à Pékin.
Sa saison 2025 a été compromise par une opération à la cheville, qui l’a contrainte à une course contre-la-montre pour se qualifier aux JO de Milan Cortina. Elle a décroché son ticket lors de l’épreuve qualificative de la dernière chance, en septembre à Pékin, où elle a pris la troisième place. Ce qui lui a ouvert les portes d’une troisième participation olympique. « J’en suis incroyablement fière. Réaliser cela en tant que Belge, c’est fou », avait-elle confié avant les Jeux.
Avant d’arriver aux Jeux, Hendrickx a pu ajouter une médaille à son palmarès, l’argent de l’Euro 2026 à Sheffield. Mais sa préparation pour Milan a été perturbée par une contusion osseuse à la cheville. En Italie, elle s’est classée 14e Jeux, juste derrière Nina Pinzarrone, qui est appelée à lui succéder comme fer de lance du patinage artistique en Belgique.
Hendrickx avait profité de ses troisièmes et derniers Jeux pour dresser le bilan de sa carrière et évoqué son rôle dans le développement de son sport en Belgique. « J’ai ouvert la voie pour toutes les patineuses belges », avait-elle indiqué après son programme libre. « Quand j’étais un talent émergent, il n’y avait rien. J’ai dû me débrouiller avec les moyens du bord. C’est chouette d’avoir pu assumer ce rôle. Il y aura désormais beaucoup plus de jeunes talents en Belgique. Je suis fière de ce que j’ai pu faire pour le sport. »













