9 juillet 2006, stade olympique de Berlin, il est un peu plus de 22h. Le monde du football vient d’assister à ce qui restera l’un des gestes les plus marquants du début du 21e siècle. Zinédine Zidane vient s’asséner un coup de boule à Marco Materazzi en finale de Coupe du monde et est exclu pour le dernier match de sa carrière. Une vingtaine de minutes plus tard, Fabio Grosso propulse son tir au but au fond des filets de Fabien Barthez et offre la Coupe du monde à l’Italie. La sortie de Zizou est ratée.
Un peu plus de 20 ans plus tard, le double Z va retrouver l’Italie, cette fois dans la peau du sélectionneur. Forcément, les images ressortent, et les questions sur l’événement aussi. Ce jeudi, en conférence de presse, Zidane est revenu sur l’événement. Et lorsqu’on lui demande si ça lui arrive d’y repenser, l’homme de 54 ans n’hésite pas : « Les images de toute façon me le rappellent toujours. Comme ça passe en boucle partout ».
Mais ce soir-là, la soirée avait débuté de la meilleure des manières pour Zizou, auteur d’une panenka face à Gianluigi Buffon. « Heureusement, je n’ai pas fait que ça et qu’il y en a d’autres plus sympas. Je pense plutôt à celles qui sont positives », reconnaît d’ailleurs Zidane par rapport au coup de boule.
Mais 20 ans après, le message reste le même qu’à l’époque : « Ce ne sont pas des regrets parce que ça fait partie de ma carrière. Je ne suis pas fier de ce qui s’est passé. Je l’ai dit, je l’ai redit et je le redis encore aujourd’hui, mais ça fait partie de mon parcours. Vous ne pouvez pas faire que des belles choses. Je crois qu’on est tous dans un parcours de vie où on fait des choses qui ne sont pas tops ».
Ce vendredi, pour sa première au Stade de France en tant que sélectionneur des Bleus, Zinédine Zidane en est certain, le coup de boule ne sera pas dans sa tête : « Maintenant, c’est la suite, c’est ce qui va se passer vendredi, c’est ce qui va se passer en Équipe de France. C’est à ça que je me consacre aujourd’hui ».













