« On ne jouait pas contre n’importe qui » : les réactions de Vanaken et Tresoldi après la défaite

« On ne jouait pas contre n’importe qui » : les réactions de Vanaken et Tresoldi après la défaite - Samuel Guadi

Le Club Bruges a vu son aventure européenne s’arrêter net sur la pelouse de l’Atlético Madrid (4-1). Si le score semble lourd, il ne reflète pas totalement la physionomie d’une rencontre où les Blauw en Zwart ont longtemps fait douter les Colchoneros.

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Pour le capitaine Hans Vanaken, le scénario du match laisse un goût d’inachevé. Dominants en première période, les Brugeois n’ont pas su concrétiser leurs temps forts : « Nous méritions de prendre l’avantage avant la pause », regrette-t-il. « En Ligue des Champions, il faut saisir ces moments-là. Si on mène, le match change : l’Atlético doit sortir, et avec la vitesse de Carlos [Forbs] ou Christos [Tzolis], on aurait eu des espaces énormes en contre. »

Au lieu de cela, Bruges a encaissé le but du 2-1 dès le retour des vestiaires, un coup de massue mentionné par les deux joueurs. Nicolò Tresoldi souligne ce manque de vigilance : « On s’était dit à la mi-temps de rester concentrés, de ne surtout pas prendre de but rapidement... et c’est exactement ce qui est arrivé. Dans une ambiance pareille, contre une équipe qui défend si bien, cela devient une montagne à gravir.»

Face à la science du jeu de Diego Simeone, le Club a fini par s’épuiser. Vanaken reconnaît la supériorité défensive des Espagnols une fois le score en leur faveur : « En deuxième mi-temps, nous n’avons plus eu ces franches occasions, comme la tête de Hugo [Veltlesen] en première période. Ils sont passés maîtres dans l’art de défendre un résultat. »

Tresoldi, de son côté, pointe l’écart de profondeur de banc : « On ne jouait pas contre n’importe qui. Quand vous voyez Griezmann ou Lookman monter au jeu, vous comprenez la qualité de l’adversaire. Ils ont cette capacité à punir la moindre prise de risque en contre-attaque. » Un constat validé par les troisième et quatrième buts madrilènes, arrivés alors que Bruges jetait toutes ses forces dans la bataille.

Un parcours qui doit servir de tremplin

Malgré la déception immédiate, l’heure est au bilan positif pour une équipe encore très jeune. Pour Tresoldi, dont c’était l’une des premières expériences à ce niveau, le parcours reste remarquable : « On peut être fiers. On a fait 3-3 contre le Barça, 3-3 à l’aller contre l’Atlético, on a battu Monaco... Pour beaucoup d’entre nous, c’était une découverte, et nous avons prouvé que nous avions notre place. »

Même son de cloche chez le vétéran Hans Vanaken, qui célébrait sa 100e apparition européenne : « Demain, quand nous regarderons le chemin parcouru, la fierté l’emportera. Mais en tant que sportif, on en veut toujours plus. »

Le message pour la fin de saison est clair : le Club Bruges veut retrouver cette scène dès l’année prochaine. « Il nous reste 14 matches pour aller chercher le titre. C’est notre priorité absolue pour revivre ces soirées de Ligue des Champions », conclut le capitaine.