Nasser Al-Khelaïfi fait l’objet d’une enquête du parquet de Paris pour une suspicion de prise illégale d’intérêts. Le dossier concerne les négociations autour des droits de diffusion de la Ligue 1 durant l’été 2024, après un signalement effectué par Anticor, association spécialisée dans la lutte contre la corruption. Le président du PSG est soupçonné d’avoir « tenté d’influer sur la décision du conseil d’administration de la Ligue en faveur de la société qu’il préside ».
La situation est liée aux différentes fonctions occupées par Al-Khelaïfi. En plus de diriger le Paris Saint-Germain, il est également président de beIN Media Group et siège au conseil d’administration de la Ligue de football professionnel (LFP).
Après plusieurs jours de tensions et de discussions particulièrement animées, les droits de diffusion du championnat français avaient finalement été attribués à DAZN et beIN Sports. Nasser Al-Khelaïfi avait de son côté assuré que cette solution avait été poussée par les clubs et les représentants de la Ligue. L’enquête devra notamment déterminer si sa position au sein de la LFP a pu avoir une influence dans ce processus.
Ce dossier pourrait ne pas être le seul à soulever des interrogations concernant Nasser Al-Khelaïfi. Des soupçons de conflit d’intérêts ont également été évoqués autour de l’attribution des droits de diffusion de la Coupe du monde 2026.
Nicolas De Tavernost, alors patron de LFP Média, pensait avoir trouvé un accord avec la FIFA afin de diffuser l’intégralité du tournoi sur Ligue 1+. L’accord n’a finalement pas abouti puisque beIN Sports a conclu un partenariat avec la FIFA pour la diffusion de la compétition. Nicolas De Tavernost avait ensuite démissionné dans la foulée de cette affaire.













