Cyril Ngonge ne tarit pas d’éloges sur Kvaratskhelia : « Vous n’avez encore vu que 50 % »

Cyril Ngonge ne tarit pas d’éloges sur Kvaratskhelia : « Vous n’avez encore vu que 50 % » - Samuel Guadi

De passage à Paris, l’ailier belge de 25 ans a décrypté les coulisses de la nouvelle vie parisienne du génie géorgien.

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AFP

Leur amitié est née dans la difficulté, lors d’une période de stress à Naples en janvier 2024. Depuis, les deux hommes sont inséparables. Cyril Ngonge, actuellement prêté à l’Espanyol Barcelone, décrit un joueur épanoui, bien loin de l’image de star extravertie que certains pourraient imaginer : « Khvitcha, c’est quelqu’un de très casanier. Il est très famille. Je lui ai posé la question de savoir s’il avait envie de rester à Paris longtemps, il m’a dit, dans un sourire : « Je ne bouge pas. » »

L’un des points de friction majeurs entourant le Géorgien concerne son utilisation sur l’aile droite par Luis Enrique, alors qu’il semblait tutoyer la perfection à gauche en Italie. Pour Ngonge, cette frustration est une analyse normale, car les droitiers aiment naturellement repiquer dans l’axe : « Tu es dans un club où tu as Dembélé, Doué, Barcola, Lee Kang-in… Tous aimeraient être sur le pied inversé sans doute. Mais il y a un coach qui doit trouver un équilibre. C’est le prix à payer dans un grand club. Tu as un vestiaire de « world class » où chacun doit se sentir bien et le coach doit prendre des décisions. Et ça, Khvitcha le respecte. »

Critiqué parfois pour un certain individualisme, Kvara est défendu bec et ongles par son ami belge. Cyril Ngonge insiste sur la panoplie technique complète de l’ailier parisien, capable de fulgurances à 35 mètres comme de replis défensifs rigoureux : « Il a une frappe de malade. Il a tout : il va vite, il défend, il a une frappe, des dribbles. Si lui n’est pas complet, qui l’est ? Dans les équipes comme ça, il y a toujours une part d’individualisme, non ? Chaque grand joueur a une part de ça. Mais ça ne l’a jamais empêché de faire des passes. »

Malgré une première année déjà solide dans un nouveau championnat et un nouveau contexte, le Belge prévient les observateurs : le meilleur reste à venir. Selon lui, le public du Parc des Princes n’a encore vu que la moitié de ce que son protégé peut offrir sur la durée. « C’est un joueur qui fait kiffer. Vous n’avez encore vu que 50 %. Vous allez kiffer comme moi. »