Pour Pocognoli, ce scénario est le fruit d’un état d’esprit irréprochable et d’une cohésion de groupe qui ne s’est jamais démentie, malgré les doutes extérieurs. Avec un effectif réduit par les blessures, les Monégasques ont prouvé qu’ils avaient du caractère, là où beaucoup les voyaient sombrer après le second but lensois : « Revenir au score et gagner, et encore moins avec deux buts d’écart, on n’avait encore jamais fait ça cette saison. Sortir une telle prestation dans ce contexte, c’est fantastique. Je suis fier de l’état d’esprit et de la communion avec les supporters. »
Si certains observateurs s’interrogeaient sur la capacité de l’ASM à tenir la distance, l’entraîneur belge, lui, n’a jamais dévié de sa route. Pour lui, ce match à Lens est le point d’orgue d’un processus entamé il y a plusieurs mois : « J’ai toujours gardé ma ligne de conduite, sans écouter ce qui se disait à l’extérieur. Je n’ai pas perdu espoir. J’ai toujours été très positif, parfois même contre l’opinion. C’est le meilleur team building possible d’ici à la fin de la saison. »
Tactiquement, le passage à une défense à trois et l’utilisation d’un milieu en losange ont porté leurs fruits, malgré un temps de préparation record. Un système qui pourrait bien être la clé des prochaines grandes affiches, à commencer par le déplacement périlleux au Parc des Princes. Monaco devra y remonter un handicap d’un but (défaite 2-3 à l’aller) pour espérer voir les huitièmes de finale : « On a travaillé ce système une heure hier (vendredi). Les joueurs l’ont très bien appliqué, on paraissait être une équipe bien rodée. Gagner dans ce stade contre une très belle équipe, ça donne beaucoup d’ondes positives. On va chez le champion d’Europe, ce sera une mission difficile mais on a besoin d’y croire. »
Pour Sébastien Pocognoli, le message est clair : rien n’est impossible pour un groupe qui sait souffrir ensemble.













