Sous les ordres de Zizou, Keylor Navas a raflé neuf trophées, dont le triplé historique en Ligue des Champions (2016-2018). Pour le gardien, l’influence du Français a été le moteur principal de sa réussite : « Zidane a énormément influencé ma carrière professionnelle. Sa façon de gérer les groupes et la confiance qu’il inspire aux joueurs sont rares. J’ai eu d’excellents entraîneurs, mais avec Zidane, outre le respect et l’admiration que nous lui portions tous, sa façon de nous parler et de nous traiter était incroyable. »
Cette relation de confiance se traduisait par une exigence de tous les instants. Navas explique que le simple charisme de l’ancien numéro 10 poussait chaque joueur à repousser ses limites physiologiques et mentales : « Nous ne pouvions pas nous permettre de donner moins de 200 % à l’entraînement pour être à la hauteur de sa méthode. De plus, il était un fin tacticien, il étudiait bien ses adversaires et il nous a donné les outils nécessaires pour gagner. »
Au-delà de la tactique, Navas souligne la rareté de la stabilité émotionnelle de ce groupe, capable de rester soudé malgré la pression constante du résultat à Madrid. Un exploit qu’il juge presque impossible à réitérer dans le paysage footballistique actuel : « Je ne sais pas si une telle chose se reproduira un jour, mais au-delà de cet immense succès sportif, maintenir un groupe d’une telle qualité et aussi uni pendant tant d’années sera très difficile à égaler. Aujourd’hui, les clubs changent constamment, et notre forte cohésion a été essentielle à ces succès. »
Cette nostalgie d’un Real Madrid invincible prend une résonance particulière en 2026 alors que la Maison Blanche s’est séparée de Xabi Alonso il y a quelques semaines et que le vestiaire semble particulièrement instable.













