« Je me sens plus chez moi à Getafe » : Luis Vazquez savoure son départ d’Anderlecht

« Je me sens plus chez moi à Getafe » : Luis Vazquez savoure son départ d’Anderlecht - Samuel Guadi

Alors qu’Anderlecht s’enfonce dans une crise offensive sans précédent, Luis Vazquez savoure sa renaissance sous le ciel de Madrid.

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Catalogué comme un immense flop au Lotto Park, Vazquez a déjà trouvé le chemin des filets à deux reprises en quatre rencontres avec les Azulones, soit autant qu’en vingt matchs sous le maillot mauve cette saison. Un impact immédiat qui a permis à Getafe de quitter la zone rouge pour se hisser à une rassurante 11e place en Liga.

Pour expliquer cette métamorphose, l’Argentin pointe du doigt une intégration facilitée par une véritable « colonie » sud-américaine. Aux côtés de son compatriote Zaid Romero (prêté par le Club Bruges) et de trois Uruguayens, Vazquez a recréé son propre cocon : « Mes coéquipiers m’ont aidé à m’intégrer. Le fait de pouvoir parler l’espagnol avec tout le monde et d’être entouré par un Argentin et trois Uruguayens a facilité ce processus. C’est un avantage d’être issus de la même culture. »

Au-delà de la langue, c’est un rituel bien précis qui rythme son nouveau quotidien. Cette colonie sud-américaine carbure au maté, cette boisson traditionnelle caféinée qui ne le quitte jamais, même à l’entraînement : « J’en bois depuis que je suis enfant. On a un petit groupe WhatsApp dans lequel on se met d’accord sur qui prépare et amène le maté au club. Je me sens plus chez moi à Getafe qu’à Anderlecht. »

Sur le terrain, le changement est tout aussi notable. Bien que les séances soient plus exigeantes physiquement, Vazquez s’épanouit dans ce travail de l’ombre. Son premier but contre Gérone a agi comme une véritable libération psychologique : « Les entraînements ici sont un peu plus intensifs et longs. Je m’y suis vite adapté, vu que j’aime travailler dur. Je dois dire que mon but dans mon premier match m’a aussi soulagé. »

S’il refuse de critiquer ouvertement le Sporting – citant sa finale de Coupe et l’aide précieuse de Nilson Angulo – Vazquez ne regrette pas son exil vers un club de bas de tableau. Pour lui, jouer en Liga est l’accomplissement d’un rêve d’enfant et une promesse faite à ses proches restés au pays : « Je n’ai pas hésité une seconde, vu que j’avais l’opportunité de me montrer. Mon but est d’aider Getafe à se maintenir. J’ai toujours dit qu’un jour, je voulais jouer en Liga pour aider ma famille. »