Sa réaction était forcément attendue au lendemain de l’annonce de la retraite internationale de Cristiano Ronaldo. Après avoir présenté sa liste pour le prochain rassemblement du Portugal en Nations League, Jorge Jesus a donc répondu aux questions qui entouraient le départ de la star de la Seleçao, un peu plus d’un mois après les tensions qui ont entouré la non-entrée en jeu de Ronaldo face à la Norvège.
Et le sélectionneur du Portugal ne s’attendait pas à cette retraite internationale : « J’ai cru à son retour, j’ai pensé à l’appeler, à lui parler. Mais je dois le respecter. Il a décidé qu’il était temps de quitter l’équipe nationale. Tôt ou tard, cela devait arriver. Il a estimé que c’était le meilleur moment pour partir. Je me dois de le respecter, sans jamais oublier ce qu’il a représenté pour le Portugal, ce qu’il représente encore. Si j’ai dit que j’envisageais de le convoquer, c’est parce que je pensais qu’il allait poursuivre le projet de Ligue des nations. Il n’y a aucune animosité ».
Comme les rumeurs l’annonçaient, CR7 n’avait donc pas prévenu Jorge Jesus de la sortie de cette vidéo annonçant la fin de son aventure avec la Seleçao. « Je l’ai appris en même temps que vous tous », a confirmé celui qui l’avait côtoyé à Al-Nassr. « Sa décision m’a été communiquée jeudi, comme vous le savez, après la vidéo qu’il a réalisée et la déclaration qu’il a publiée. Jusque-là, je n’en savais rien. »
Jesus a ensuite répété à plusieurs reprises qu’il ne se sentait pas responsable de ce départ, malgré l’accrochage qu’ils ont connu lors du dernier rassemblement, que Cristiano Ronaldo avait quitté précipitamment alors que Jorge Jesus l’avait envoyé s’échauffer sans le faire entrer en jeu face à la Norvège.
« Peut-être ai-je précipité les choses, mais ce n’est pas de mon fait », a affirmé Jorge Jesus, qui refuse d’endosser le costume du méchant. « Il avait en tête que, peu importe le nombre de convocations, cela finirait par arriver. Et que cela se produirait forcément sous mon mandat. Je ne me sens coupable de rien concernant son départ. Je respecte sa décision et, par conséquent, son histoire ne saurait être ignorée. Je ne l’ignorerai jamais. Car il restera toujours un symbole, et au cours de cette année et demie, j’ai noué une amitié solide avec lui. Sur le plan sportif, il a désormais pris une autre décision, et je la respecte profondément. »













