Vítor Bruno ne pouvait pas espérer meilleure réponse de la part de ses joueurs. Vainqueur du Red Bull Salzbourg (2-0), Anderlecht a livré une prestation convaincante sur la scène européenne.
« Que mes joueurs ont des qualités, je le savais. Mais pour gagner ce genre de match, il faut aussi une mentalité de vainqueur. Nous avons été des hommes, nous avons été courageux. C’était nécessaire et cela ne m’a pas surpris. Ils doivent être accros à l’envie de gagner. »
Interrogé sur la possibilité d’avoir assisté à une répétition générale idéale avant le Topper de dimanche, le coach mauve a toutefois refusé de détourner trop rapidement l’attention du succès européen : « Je sais que vous voulez que je parle de Bruges, mais arrêtons-nous d’abord sur cette performance face à une bonne équipe qui n’avait perdu qu’un seul match cette saison, contre l’AC Milan. Vous savez quelle a été l’action du match selon moi ? Le formidable arrêt du visage de Coosemans. Même si cette égalisation n’aurait pas été méritée, cet arrêt symbolisait tout notre courage. Je peux vous dire que les 33 joueurs de notre effectif auraient été prêts à sauver ce ballon du visage. »
La soirée a également été marquée par un moment d’émotion entre Vítor Bruno et Onia Seke. L’entraîneur a longuement réconforté le jeune joueur, en larmes après sa blessure : « Il souffrait et c’est la première fois qu’il fait face à ce type de blessure. Il ne sait pas combien de temps il sera sur la touche, un jour ou deux semaines, et nous ne le savons pas non plus. C’est cette incertitude qui l’a fait pleurer. »
Le coach mauve a évidemment suivi la prestation du Club Bruges face au PSV Eindhoven. Impressionné par la capacité des Blauw en Zwart à s’imposer face au club néerlandais, il n’a pas hésité à féliciter Ivan Leko et son groupe : « Si, bien sûr. Quand on est capable de faire ça au PSV : chapeau. Bruges a une équipe de top niveau et tout le mérite en revient à Ivan Leko. Il dispose d’un effectif très riche, tant sur le plan offensif que défensif. »
Et comment compte-t-il neutraliser Christos Tzolis et ses partenaires, notamment Forbs ? Vítor Bruno a répondu avec humour avant de rappeler que la tâche devra être collective : « Forbs (rires) ? Et tous les autres Forbs de leur équipe ! Nous devrons le faire collectivement. On devra faire une chose et c’est rivaliser avec Bruges. L’équipe qui s’imposera ne sera pas forcément celle qui possède le plus de qualités. C’est celle qui voudra le plus la victoire. C’est ce que je leur ai déjà dit dans le vestiaire. Nous allons nous battre sur chaque ballon comme si c’était le dernier. Et nous ne devrons surtout pas leur laisser d’espaces comme sur leur deuxième but au PSV. »













