C’est l’une des anecdotes les plus insolites de ce début d’année : Raheem Sterling a posé ses valises en Belgique. Signé pour un contrat court de six mois, l’ancien joueur de Manchester City et d’Arsenal se heurte à la rigueur de la législation néerlandaise. Faute de documents en règle, Sterling n’est pour l’instant pas autorisé à fouler les pelouses des Pays-Bas, que ce soit pour la compétition ou même pour de simples séances collectives. Face à cette impasse, la direction de Feyenoord a pris une décision radicale : déplacer l’ensemble de son noyau professionnel de l’autre côté de la frontière, au Proximus Basecamp des Diables Rouges, pour permettre à sa star d’intégrer le groupe.
Présent dans les tribunes de l’emblématique stade De Kuip ce dimanche, Sterling a assisté en civil à la laborieuse victoire de ses nouveaux coéquipiers face aux Go Ahead Eagles (1-0). Si ce succès permet au club de Rotterdam de consolider sa deuxième place au classement, le fossé de 14 points qui les sépare du leader, le PSV Eindhoven, rend l’apport de l’Anglais plus que jamais nécessaire pour espérer un retournement de situation en fin de saison.
L’entraîneur de Feyenoord, Robin van Persie, a tenu à dédramatiser la situation auprès de la chaîne nationale néerlandaise NOS, voyant dans ce déplacement forcé à Tubize une opportunité pour son effectif : « Il peut s’entraîner à l’étranger mais pas aux Pays-Bas. On le fait pour Raheem, mais cela permettra d’améliorer la cohésion de groupe. »













