Kevin De Bruyne se plaît dans son rôle d’ancien : « Je dois aider cette nouvelle génération à grandir »

Kevin De Bruyne se plaît dans son rôle d’ancien : « Je dois aider cette nouvelle génération à grandir » - Jérôme Jordens

Dans un long entretien accordé à la Gazzetta dello sport, Kevin De Bruyne est revenu sur ses ambitions avec les Diables rouges, son rôle à Naples et sur les questions autour de sa fin de carrière.

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BELGA

De retour de blessure, Kevin De Bruyne commence à enchaîner les minutes et a profité du stage aux Etats-Unis des Diables rouges pour ajouter deux titularisations supplémentaires.

A un peu plus de deux mois de la Coupe du monde, le milieu de terrain revient au bon moment, afin d’être au sommet de sa forme pour cet événement. Dans un long entretien à la Gazzetta dello sport, l’ancien Cityzen est revenu sur sa fierté de porter le maillot des Diabls rouges : « C’est formidable, c’est toujours un moment spécial. Représenter son pays est un honneur. Je sais que l’on attend beaucoup de moi, je dois aider cette nouvelle génération à grandir et à aller loin. C’est différent du passé, mais j’aime ça ».

Et pour ce Mondial, KDB compte bien essayer d’amener la Belgique le plus haut possible, tout en ne se mettant pas trop de pression. « Je pense qu’il y a moins d’attentes qu’avant », avoue De Bruyne. « Évidemment, nous avions un groupe exceptionnel en 2018, et maintenant il y a beaucoup de nouveaux joueurs. Tout dépendra de nos adversaires. Nous voulons bien jouer au football et aller le plus loin possible. J’espère que nous pourrons faire quelque chose de bien. »

« Je pense être un bon joueur, pas une personne spéciale »

Si le chapitre Diable rouge a forcément été abordé, le quotidien italien a également questionné le joueur de 34 ans sur Naples et sur les raisons qui l’ont poussé à rejoindre les Partenopei. « Parce que c’était le meilleur choix pour moi et ma famille », clame De Bruyne. « Je voulais continuer à jouer au plus haut niveau, et à Naples, j’en avais l’opportunité. C’était donc la meilleure solution pour tout le monde. Je tiens à être heureux dans mon travail et dans ma vie. J’ai trois jeunes enfants, une famille, et je veux faire de mon mieux pour les rendre heureux. Évidemment, c’est différent de l’Angleterre, au niveau des mentalités, du climat, et même du mode de vie. Ce n’était pas facile de changer après dix ans à Manchester, mais maintenant on s’est adaptés, tout va bien. Et on est tous heureux. »

D’autant plus que pour sa première saison avec les Napolitains, De Bruyne se retrouve mêlé dans la course au titre, même si Naples paie son mauvais début de saison et va devoir espérer une baisse de régime de l’Inter : « Voilà où on en est. Tout dépend de l’Inter qui a son destin entre ses mains. S’ils remportent tous leurs matchs, ils seront champions. On ne peut que tout donner pour essayer de gagner le plus de matchs possible. Il y a quelques semaines, on avait 14 points de retard, maintenant on en a sept. C’est toujours très difficile, mais en football, les choses peuvent changer vite. Cependant, il ne faut pas y penser maintenant, mais se concentrer sur notre objectif : terminer dans les quatre premiers et retrouver la Ligue des Champions la saison prochaine. On verra ensuite ce que fera l’Inter. En attendant, on se concentre sur la victoire de lundi ».

La rencontre de ce lundi, ce sera un choc face au Milan AC, dans lequel KDB pourrait inscrire son premier but de plein jeu avec Naples, même si le sujet ne l’inquiète pas forcément : « Je n’y accorde pas beaucoup d’importance. Je pense avoir bien joué par le passé, et aussi lors de ces deux matchs de retour. Pour moi, l’important est de faire des passes décisives, de créer des occasions et d’avoir des opportunités, et c’est ce qui se passe ».

Des prestations qui lui ont valu des commentaires dythirambiques. Mais le Diable rouge ne veut pas s’enflammer et semble loin d’avoir pris la grosse tête : « Je ne comprends pas ce que vous entendez par « spécial ». Je pense être un bon joueur, pas une personne spéciale. J’ai mes qualités de joueur et, comme tout le monde, je m’efforce de faire mon travail du mieux que je peux, mais je ne me sens pas différent des autres. Comme je l’ai dit, ma carrière est ma carrière. Ce que j’ai accompli explique les propos tenus, mais c’est du passé. Évidemment, cela me sera utile à l’avenir pour certaines choses, mais en tant que personne, je suis le même ».

Naples, le dernier chapitre ?

Et s’il preste toujours au plus haut niveau, la question de la fin de carrière se pose forcément, à 34 ans. « Je n’y pense pas pour l’instant », conteste cependant De Bruyne. « Ce n’est pas mon genre. J’ai encore un contrat et je suis très heureux à Naples. J’essaie de profiter du moment présent. Je pense pouvoir jouer encore quelques années, et quand mon corps me dira d’arrêter, j’arrêterai. Mais pour l’instant, je me sens bien. »

Et s’il ne pense pas encore à raccrocher les crampons, son après-carrière est déjà bien claire dans sa tête : « Il n’y aura certainement rien au début, car je veux profiter de ma famille, qui a fait tant de sacrifices pour moi. Ensuite, il faudra bien que je trouve quelque chose à faire, évidemment. Dans un avenir proche, cependant, je veux simplement continuer à jouer au football, en donnant le meilleur de moi-même pour rester au plus haut niveau possible. Je me sens bien, je suis heureux, et ma famille est heureuse pour moi ».

Il reconnait cependant aimer un peu mois le football qu’à ses débuts. « Mais j’imagine que c’est normal après 30 ans », s’interroge De Bruyne. « Parfois, on perd un peu d’intérêt, comme dans n’importe quel travail, je suppose ».