Le souvenir de Salvador de Bahia reste gravé dans les mémoires, mais Axel Witsel sait que le défi sera tout autre ce lundi. Le Diable rouge estime que la sélection américaine a franchi plusieurs paliers depuis : « 2014 c’était fou. Ce sera différent vu le stade de la compétition, mais c’est très excitant de jouer contre eux. Les Américains sont plus forts techniquement et physiquement aujourd’hui. Ils aiment presser très haut, ils sont clairement meilleurs qu’à l’époque. »
Le joueur de 37 ans a d’ailleurs longuement échangé avec son sélectionneur, Rudi Garcia, après la victoire contre le Sénégal. Le sélectionneur lui avait demandé son ressenti : « J‘ai dit qu’il fallait sortir plus pour aller les chercher plus haut. L’entame de match n’a pas été facile. Mais c’était beaucoup mieux en fin de deuxième mi-temps. Je ne suis pas venu comme coach mais il demande beaucoup aux plus anciens leur avis. Tous les jours à l’hôtel aussi il nous parle souvent. »
Witsel est également revenu sur les conversations qu’il peut avoir avec Jérémy Doku ou Diego Moreira, dans ce rôle de grand frère : « Jerem, ça va venir. Physiquement ce n’est pas simple, mais Jerem va se montrer lors du prochain match. Pour Diego, ça a été difficile car il avait peu de minutes. Deux ou trois jours avant le match je lui ai dit de rester calme. Et quand il est rentré, il a amené de la fraîcheur et de l’impact. »
Pour le reste, le mystère demeure sur la composition finale de Rudi Garcia : « On ne sait pas encore qui va jouer. On le saura aujourd’hui, mais c’est le groupe qui fera la différence. »
Face à la possible défense à trois des États-Unis, le milieu de terrain estime que la Belgique ne doit « pas forcément s’adapter » mais plutôt faire confiance à ses propres qualités : « On a les armes pour leur faire mal. Le contexte est différent, il faut rester sur nos principes. Il faut plus jouer en profondeur car c’est lent, on a des coups à jouer. »
Interrogé sur son avenir, il a balayé les doutes avec fermeté : « J’aimerais jouer. Dans ma tête, c’est un peu le feu. Si je perds la motivation, j’arrête le foot. Mais j’ai toujours le feu. Je reste calme, serein, et j’attends le moment. »













