Aligné à la pointe de l’attaque par Mark van Bommel, Charles De Ketelaere n’a pas marqué face à l’Italie, mais a été à l’assist pour Dodi Lukebakio. L’attaquant de l’Atalanta a également bien travaillé dans le système du nouveau sélectionneur des Diables.
Et il était très satisfait de ce que la Belgique a proposé au Stadio Olimpico de Rome : « On a fait un gros match, surtout en première mi-temps. Sur tous les aspects. Autant l’intensité sans ballon, dans le pressing haut, avec le ballon, on avait beaucoup de qualité, dans les transitions, mais aussi de derrière. C’était une belle première mi-temps. C’est normal qu’on perde un peu d’intensité en deuxième mi-temps, mais le but de Dodi a quand même donné un peu d’énergie ».
De Ketelaere le reconnaît, la deuxième mi-temps a été moins aboutie. Pour lui, si la Belgique a un peu baissé en intensité, l’Italie a, de son côté, un peu mieux joué. « Naturellement, tu recules un peu et ils prennent un peu plus de risques », avoue CDK. « J’ai senti ça. Ils jouaient plus vers l’avant et moins sur le gardien pour jouer long. C’était un peu plus compliqué, mais c’est normal parce qu’ils ont des grands joueurs avec beaucoup de qualité ; »
Battre l’Italie, c’est une première depuis 1999 pour la Belgique. Si la Squadra n’a plus le même rendement depuis plusieurs années, cela reste tout de même une fierté pour De Ketelaere : « Ça reste une grande nation avec des joueurs de l’Inter, de Premier League. Ce sont des grands joueurs avec beaucoup de qualité. C’est vrai qu’ils ont manqué le Mondial, mais ça reste un pays difficile à battre. Et on l’a vu, parce qu’on a souffert aussi ».
Senne Lammens affichait la même satisfaction que Charles De Ketelaere : « On était évidemment très content de la première mi-temps. On avait dit dans le vestiaire qu’on devait voir si on était capable de poursuivre de la même façon parce que c’est très difficile en tant qu’équipe de faire deux mi-temps de très haut niveau. Donc c’était un peu notre challenge. En 90 minutes, il y a toujours un moment qui sera plus difficile. Tu es un peu moins solide en tant que bloc. Et ce qui est arrivé. Mais pour la défense, et en tant qu’équipe, c’était important de garder le zéro. J’ai dû faire quelques arrêts. Mais je trouve ça beau pour les remplaçants qui font la différence pour nous. Cela nous donne un peu plus d’énergie et de qualité. On l’a vu avec Dodi et son but. Pas seulement au niveau statistique, mais cela montre que chaque joueur présent dans le groupe peut faire la différence. On a vu qu’il y avait de la clarté dès la première minute et c’est ce que l’entraîneur a apporté ».
Pour le gardien de Manchester United, ce déplacement était surtout sa première sous le maillot des Diables Rouges depuis sa faute de main en quart de finale de la Coupe du monde face à l’Espagne, qui avait entraîné l’élimination de la Belgique. Le portier de 24 ans avait à coeur de montrer ses qualités. « Personnellement mais aussi pour l’équipe, le sentiment n’était pas bon après la Coupe du monde », reconnaît-il. « Évidemment, on a été jusqu’en quart de finale, mais la façon dont on a été éliminé était un peu frustrante. C’était important en tant que pays de voir qu’on savait réagir et regarder vers l’avenir. On a une équipe avec beaucoup de jeunes joueurs, encadrés par quelques anciens, qui peuvent amener de la qualité et de l’expérience. C’était important de répondre. C’est la première chose que le coach nous a dite, de mettre de l’intensité, d’avoir une équipe où l’on bosse l’un pour l’autre. Et dans les moments plus difficiles de la deuxième mi-temps, de se battre. C’est la base pour nous, et on voit que la qualité est là, avec Mika et Dodi qui peuvent faire la différence. »













