« C’est à ce moment-là que nous sommes vraiment devenus la ‘génération dorée’ » : Roberto Martinez revient sur le Mondial 2018

« C’est à ce moment-là que nous sommes vraiment devenus la ‘génération dorée’ » : Roberto Martinez revient sur le Mondial 2018 - Jérôme Jordens

Roberto Martinez est revenu sur la BBC sur son passage à la tête des Diables rouges et notamment sur le Mondial 2018, terminé à la troisième place après une défaite face à la France en demi-finale.

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BELGA

Alors que la Coupe du monde 2026 approche, les Diables rouges sont dans le flou avec de nombreux blessés et Rudi Garcia devra donc faire du bricolage pour les matches de préparation de fin mars.

Quoi qu’il arrive, la Belgique arrive à ce Mondial dans l’étiquette d’un outsider, tout au plus. Bien loin des attentes que l’équipe nationale pouvait nourrir il y a quelques années. L’entraîneur de cette « génération dorée », Roberto Martinez, était d’ailleurs l’invité de la BBC.

Et l’actuel sélectionneur du Portugal est revenu sur la difficulté de coacher une équipe nationale : « Dans le football international, il faut trouver les plus grands talents et essayer de les rendre compétitifs de manière structurée. Vous disposez de trois jours pour y parvenir. Le football international consiste à créer un sentiment positif, un sentiment de fierté et une équipe qui performe à haut niveau parce que les joueurs poursuivent leurs rêves ».

S’il reconnaît qu’il avait quitté le football de club seulement pour vivre une Coupe du monde dans un premier temps, il a fini par prendre du plaisir dans ce nouveau rôle, au point de ne plus avoir entraîné en club depuis dix ans. « Vous représentez votre équipe nationale, ce qui a un impact sur votre famille, vos voisins, etc. Si vous gagnez, c’est tout votre pays qui gagne. Si vous perdez, c’est tout votre pays qui perd. C’est une tout autre façon d’apprécier le jeu », reconnaît l’Espagnol.

Et avec les Diables rouges, il est arrivé à une période faste pour le football belge. Mais pour Roberto Martinez, la pression n’était pas spécialement supérieure malgré la qualité du noyau : « Gérer les attentes de la ‘génération dorée’ n’était pas un problème, car les joueurs étaient habitués à cette pression. Après tout, ce sont des joueurs qui ont évolué dans les vestiaires les plus exigeants. Eden Hazard, De Bruyne, Mertens, Lukaku, Witsel, Vertonghen, Vermaelen, Kompany, Courtois et Carrasco : on parle là d’une génération exceptionnelle ».

Forcément, l’entraîneur de 52 ans a abordé ce Mondial en Russie et la déception de la défaite face à la France : « La Coupe du monde 2018 a été un si beau voyage. Si je pouvais revivre un match, ce serait la demi-finale contre la France. Nous avons perdu 1-0, mais pour moi, nous étions la meilleure équipe et le match s’est décidé sur une seule action. Si je pouvais revivre un match pour essayer de le changer, ce serait celui-là ».

Mais malgré la déception, l’Espagnol pense que c’est cette épopée russe qui a vraiment écrit les lettres de noblesse de ce groupe : « Nous nous sommes concentrés sur le fait d’être la meilleure équipe possible. Devenons la génération dorée. Lors de cette Coupe du monde, nous avons remporté six de nos sept matchs. Nous avons terminé troisièmes et remporté la médaille de bronze : c’est à ce moment-là que nous sommes vraiment devenus la ‘génération dorée’ ».