Axel Witsel se livre : « Ça m’a fait bizarre de ne pas jouer lundi avec la Belgique, j’aurais aimé croiser Zidane, c’était mon idole ! »

Axel Witsel se livre : « Ça m’a fait bizarre de ne pas jouer lundi avec la Belgique, j’aurais aimé croiser Zidane, c’était mon idole ! » - Jérôme Jordens

Axel Witsel ne faisait pas partie de la sélection de Mark van Bommel. Et pour cause, le milieu de terrain de 37 ans a pris sa retraite internationale. Le Liégeois est revenu sur ce choix et a retracé sa carrière auprès du quotidien L’Équipe.

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Axel Witsel vit son premier rassemblement depuis sa retraite internationale. Loin des Diables, le milieu de terrain de 37 ans s’est livré sur les premiers matchs de la Belgique, qu’il a dû suivre en étant en dehors du groupe. Et il ne regrette pas sa décision comme il l’a indiqué dans un long entretien avec le quotidien L’Équipe : « C’était réfléchi. À la Coupe du monde, j’ai fondu en larmes dans les bras de Romelu Lukaku après le match contre l’Espagne. Je savais que c’était fini. Là, j’ai regardé les rencontres, ça ne m’a pas piqué. Je suis en paix avec moi-même ».

Lundi, Axel Witsel aurait pu vivre un moment particulier sentimentalement parlant face à la France, puisque son père est d’origine martiniquaise. « Il n’a plus la nationalité, et comme il travaille en politique, il faudrait qu’il quitte ce monde-là pour pouvoir la redemander », explique cependant Witsel. « Mais, à chaque fois que j’ai affronté la France, ç’a été spécial pour moi. Quand j’étais petit, je regardais plus les matches de la France que de la Belgique. Les Zidane, Blanc, Barthez… Ça m’a d’ailleurs fait bizarre de ne pas jouer lundi avec la Belgique, j’aurais aimé croiser Zidane. C’était mon idole ! »

Une idole qu’il avait croisée à Sclessin lorsqu’il avait remis le Soulier d’Or à Steven Defour. Ses souvenirs au Standard, il les a également abordés, et s’ils commencent à remonter, ils sont intacts : « Le premier titre avec le Standard, niveau émotions, je le classe au même rang que notre troisième place de Coupe du monde en 2018 ».

L’ancien Rouche a ensuite retracé sa carrière, et est revenu sur son départ surprenant vers la Chine, dont il ne cache pas les raisons économiques. « À la base, six mois plus tôt, je devais aller à la Juventus », retrace Witsel. « Je n’avais plus qu’à signer le contrat mais le Zénith m’a retenu, faute de remplaçant. La Juve est revenue ensuite mais Tianjin était là aussi, et j’ai craqué, je suis parti en Chine. Il ne faut pas se leurrer, c’était impossible à refuser niveau contrat.

Par contre, son départ surprise vers la Russie et le Zénith Saint-Pétersbourg n’est pas du même acabit. « Autant je peux entendre qu’on dise que je suis parti pour l’argent en Chine. C’est vrai. Autant je ne suis pas d’accord pour la Russie », tranche Witsel. « OK, il y avait un gros contrat, mais j’ai continué à jouer la Ligue des champions chaque année. »

Malgré tout, le milieu de terrain reconnaît que lorsqu’il a commencé sa carrière, il n’avait pas imaginé cette trajectoire : « Comme j’aimais bien l’équipe de France 98, j’aimais Thierry Henry, je me disais petit que je jouerais pour Arsenal. Au final, je n’ai pas fait un match en Premier League. Ce sont des choix surprenants pour pas mal de monde mais si je devais faire machine arrière, je ferais les mêmes ».

Des choix de carrière qui ont désormais mené Axel Witsel à l’OGC Nice, en Ligue 1 où le Liégeois a porté le brassard de capitaine pour ce qui n’était que son quatrième match avec le Gym.