Depuis l’entame de la saison 2025-2026, une tension palpable règne en Challenger Pro League. Au cœur du litige : une règle empêchant la relégation des équipes « espoirs », créant selon les plaignants une distorsion de concurrence au détriment des clubs traditionnels. Si une première alerte avait été lancée par l’Autorité belge de la Concurrence (AbC) en août dernier, la Pro League était restée sur ses positions, poussant le trio contestataire à saisir la CBAS en octobre.
Les clubs espéraient obtenir l’annulation pure et simple de ces quotas ou, a minima, forcer la tenue d’une nouvelle Assemblée Générale pour revoter ce point litigieux. Cependant, selon les informations de la DH, l’arbitrage n’a pas suivi cette ligne de conduite. La CBAS a souligné qu’une « proposition soumise au vote concernant une modification de règlement » n’était « pas à l’ordre du jour ». Elle ne peut donc « annuler une décision inexistante », car « la Pro League n’a formellement rien refusé. »
Cette décision administrative constitue une première victoire pour la Pro League, qui peut poursuivre sa saison sans modification immédiate de son règlement. Mais pour Seraing, Lokeren et les Francs Borains, la bataille n’est pas totalement perdue. Ce jugement de la CBAS ne concerne que la procédure interne et ne préjuge en rien de la décision de fond attendue du côté de l’Autorité belge de la Concurrence.
La seconde « lame » de l’épée de Damoclès reste donc suspendue au-dessus du football belge. L’AbC, qui avait déjà évoqué en août une possible « distorsion illégale de concurrence », devrait rendre son verdict définitif au printemps prochain. D’ici là, le classement de la Challenger Pro League restera sous l’ombre d’une possible remise en question juridique majeure en fin de saison.













