Mamadou Diakhon se livre en interview : « Bruges était un très bon choix »

Mamadou Diakhon se livre en interview : « Bruges était un très bon choix » - Samuel Guadi

En marge d’un match important contre l’Atlético Madrid, Mamadou Diakhon a donné une interview exclusive au média français 90min où il se dévoile.

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BELGA

Arrivé du Stade de Reims l’été dernier, Mamadou Diakhon a eu besoin de prendre ses marques en Pro League avant de montrer l’étendue de son talent. Bloqué par Carlos Forbs et Christos Tzolis, la récente blessure du Grec a permis au Français d’enchaîner les performances de haut vol, en championnat comme en Ligue des Champions.

Pour Diakhon, fouler les pelouses de la plus grande compétition de clubs au monde n’est pas une fin en soi, mais le début d’une aventure qu’il aborde avec une immense reconnaissance : « C’est énormément de fierté de pouvoir jouer la plus grande compétition en club, surtout avec le club de Bruges. L’intensité est élevée. On apprend énormément en Ligue des Champions. Cette compétition te fait grandir car c’est la plus grande compétition en clubs. On joue les meilleures équipes du monde, on ressent beaucoup d’émotions. On regardait ces équipes-là à la télé quand on était jeunes, on les admirait. Et aujourd’hui, on a l’occasion de se montrer face à ces équipes. »

Si Mamadou Diakhon brille autant aujourd’hui, c’est parce qu’il a trouvé au Club Bruges un écosystème parfaitement taillé pour son éclosion. En quittant la France et le Stade de Reims, le jeune ailier cherchait un projet où le temps de jeu n’est pas corrélé à l’âge, mais au talent, comme à Bruges : « Je pense que ç’a été un très bon choix. Bruges est une équipe regardée et qui fait confiance aux jeunes. Il suffit de regarder l’effectif dans les gros matches, on a six ou sept jeunes nés en 2004 ou 2005. C’était le bon moment et le bon projet. Je dois travailler pour devenir un joueur encore plus complet, et notamment dans la dernière passe. Faire des différences c’est bien, mais si tu en fais sans amener une passe clé ou un but derrière, ça n’a pas grand intérêt. J’ai remarqué ça en Ligue des Champions. »

« Ce n’est pas un bonus »

Après un match aller héroïque où Bruges a remonté deux buts pour accrocher les Colchoneros (3-3), Diakhon et ses partenaires refusent de voir ce déplacement en Espagne comme un simple bonus. Le souvenir du scénario renversant du premier acte sert de moteur à leurs ambitions : « Le début du match a été assez compliqué. On a pris un but sur un fait de jeu, ça nous a mis un coup, mais on a continué à pousser. On a eu des bons moments en première période, mais on n’a pas su égaliser et on a encaissé un deuxième but sur corner. À la pause, le coach nous a parlé. Il nous a dit que si on marquait ce premier but, le match pouvait changer. On y est parvenu très tôt en deuxième période, puis on a égalisé. Ce n’est pas un bonus. On a prouvé qu’on avait les qualités pour faire un résultat là-bas. Je ne dirai pas qu’on arrive en confiance, mais on a l’ambition de pouvoir faire quelque chose. »

Lucide, Diakhon sait pour autant que son jeu doit encore être peaufiné et ce sont des grands matchs comme ceux de Ligue des Champions qui lui permettent de s’en rendre compte : « Je dois travailler pour devenir un joueur encore plus complet, et notamment dans la dernière passe. Faire des différences c’est bien, mais si tu en fais sans amener une passe clé ou un but derrière, ça n’a pas grand intérêt. J’ai remarqué ça en Ligue des Champions. On sait que les stats sont devenues très importantes dans le football moderne, et je trouve que j’ai progressé dans la dernière passe. »