Alors que l’Union Saint-Gilloise attaque les Champion’s Play-offs en tête, Christian Burgess vit peut-être ses dernières semaines chez les jaunes et bleus puisque son contrat expire en juin. Arrivé en 2020 de Porsmouth, l’Anglais de 34 ans s’est très vite installé comme un pilier de la défense des Saint-Gillois et s’est surtout fait remarquer pour son jeu rugueux.
Une image qui ne le dérange pas, comme il l’a expliqué à La Dernière Heure : « La réponse la plus simple est de dire que je suis payé pour faire un boulot où vous êtes meilleur si vous êtes sans pitié. Tout sportif de haut niveau doit l’être, comme Verstappen, Hamilton, Djokovic et d’autres le sont. Certains joueurs sont plus facilement appréciables du public, mais ce sont rarement des défenseurs ».
Et pour l’Anglais, les nombreuses critiques viennent même d’une certaine forme de jalousie due à la success-story de l’Union. « Au début, c’est le conte de fées que tout le monde apprécie. Ensuite, ça devient : ‘Vous commencez à devenir embêtants. Et vous prenez même notre place en Champions League’. Alors vous devez batailler contre d’autres forces. Que cela vienne des supporters, des clubs adverses ou des médias qui se sentent menacés par un club qui n’est pas juste là pour rentrer dans le rang après une belle saison, comme Leicester ».
Et finalement, le fait d’être le centre des critiques à l’Union est peut-être même un point positif selon Burgess : « Je préfère que ce soit moi qui sois embêté par des messages, et j’en reçois beaucoup, qu’un joueur plus jeune ou plus naïf, qui serait touché mentalement. En fait, ça me motive, ça ajoute de la passion. Certains veulent choisir un méchant, et je suis heureux d’être celui-là. D’autant que ça n’impacte pas la façon dont les arbitres me jugent vraiment ».
Encore incertain quant à une prolongation de contrat, Christian Burgess vit donc peut-être ses derniers moments dans la peau du grand méchant en Pro League.













