« La phase la plus claire du week-end » : Jonathan Lardot affirme que le Standard aurait dû recevoir un penalty

« La phase la plus claire du week-end » : Jonathan Lardot affirme que le Standard aurait dû recevoir un penalty - Samuel Guadi

Comme chaque lundi dans l’émission « Under Review » sur DAZN, Jonathan Lardot, responsable de l’arbitrage belge, est revenu sur les décisions controversées du week-end en Jupiler Pro League.

circus
Photo
BELGA

C’est la review arbitrale la plus attendue de la saison. En fin de rencontre, Aurélien Scheidler avait marché sur le pied de Salieu Drammeh dans le rectangle carolo, alors que l’attaquant des Rouches tentait de poursuivre son action. L’arbitre Simon Bourdeaud’Hui n’avait pas sifflé penalty et le VAR, avec Jan Boterberg aux commandes, ne l’avait pas invité à revoir les images.

Pour Jonathan Lardot, la décision aurait pourtant dû être différente. « Pour moi, c’est la phase la plus claire du week-end », a-t-il déclaré dans « Under Review ».

Le patron de l’arbitrage belge comprend que l’arbitre de terrain ait pu être trompé par la chute de l’attaquant liégeois, mais il considère que les images montrent clairement une faute : « Je peux comprendre que, sur le terrain, l’arbitre n’ait pas sifflé. On voit la chute un peu théâtrale de l’attaquant du Standard. Mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de faute et pas de contact. Le joueur de Charleroi a une vue claire sur son opposant, il y a un contact clair avec le pied qui empêche l’attaquant de continuer son action. »

Selon lui, la situation justifiait donc une intervention de l’assistance vidéo. Il précise toutefois qu’il ne souhaite pas voir le VAR intervenir systématiquement sur chaque contact : « Je ne suis pas pour une intervention du VAR quand ce sont des petits contacts pied sur pied, surtout dans des duels, parce que ça reste du football. Mais dans ce cas-ci, le contact est clair et a un impact sur l’action. Donc, j’attends une intervention du VAR pour donner penalty. »

Le VAR est-il devenu trop exigeant ?

Pourquoi l’assistance vidéo n’a-t-elle alors pas réagi ? Jonathan Lardot avance une explication possible : les arbitres vidéo ont peut-être estimé que le contact n’était pas suffisamment important pour justifier un penalty.

« Certainement que les arbitres du VAR ont considéré le contact trop léger », explique-t-il, avant de pointer les limites du système actuel.

« C’est un peu le côté négatif du VAR : maintenant qu’on a les images, on attend la perfection. Si je devais faire un choix, je reviendrais un peu en arrière. Je ne dis pas qu’il faut annuler l’utilisation du VAR mais quand on a une situation claire et limpide, qui n’amène pas des discussions, on intervient. Et il faut accepter qu’il y ait des situations moins claires où l’arbitre décide de laisser jouer. Le VAR amène beaucoup plus d’attente et de précision microscopique. »

L’autre phase marquante de la rencontre concerne l’exclusion de Gustav Mortensen dans les dernières secondes. Le défenseur du Standard avait été sanctionné d’un carton rouge pour une faute de main, alors que Kevin Van Den Kerkhof pouvait récupérer le ballon et que Matthieu Epolo se trouvait loin de son but.

Jonathan Lardot comprend la décision prise sur le terrain, compte tenu de la situation : « Le défenseur est fautif. Quand on voit la position du gardien (NDLR : Matthieu Epolo), qui est 35 mètres devant son but, et que le joueur de Charleroi (Kevin Van Den Kerkhof) peut récupérer le ballon, je comprends que l’arbitre donne la rouge. »

Il se demande néanmoins si tous les critères nécessaires à une exclusion étaient réellement réunis, notamment au regard du contrôle du ballon et de sa trajectoire : « Par contre, quand on analyse clairement la phase sur base des images, on peut se poser des questions par rapport au contrôle réel du ballon, à sa direction. Si l’arbitre considère que le bras est fautif, je pense qu’on peut s’en sortir avec un carton jaune. Car je considère que tous les éléments pour une occasion nette de but ne sont pas totalement remplis dans cette phase. »