Invité du podcast MIDMID (Playsport), Alex Muzio a levé le voile sur son implication dans le recrutement. À contre-courant de nombreux présidents de clubs qui s’enthousiasment devant des compilations vidéo, le patron de la RUSG refuse catégoriquement d’observer les futures recrues sur le terrain : « Je mets un point d’honneur à ne pas les voir jouer. Je suis très impliqué dans les transferts dans le sens où je fournis à notre équipe de data les profils que nous voulons, j’établis un profil très précis. Mais je ne regarde jamais d’images des joueurs. C’est délibéré. »
Pour Muzio, l’émotion visuelle est l’ennemie de la décision rationnelle. Son approche se veut purement analytique, afin d’éviter tout biais de jugement subjectif qui pourrait fausser l’évaluation globale d’un joueur. L’objectif est clair : construire une équipe comme on résout une équation. Le président se concentre sur la viabilité économique et statistique du transfert, laissant l’aspect esthétique et technique à ceux dont c’est le métier : « J’ai l’esprit très mathématique, donc je peux faire très facilement un profil en termes de background, leur profil statistique, médical, son salaire, s’il colle à l’équipe etc. Mais ce que je ne veux absolument pas faire, c’est voir jouer un joueur cinq minutes et le trouver bon ou mauvais. »
Cette séparation des pouvoirs est la clé de la réussite unioniste. Si Alex Muzio valide le « cadre » mathématique d’une recrue, il laisse la validation terrain à son bras droit : « Chris (O’Loughlin, directeur sportif) regarde énormément d’images avant toute signature, bien sûr, mais c’est différent, c’est son job. »













