Il y a un an, Théo Leoni quittait Anderlecht pour rejoindre Reims, en Ligue 2. Un transfert qui avait étonné certains puisqu’il était le chouchou des supporters des Mauves.
Sur le plateau de LN24, le milieu de terrain de 26 ans est revenu sur les coulisses de ce départ. « C’est vrai qu’Olivier Renard a essayé de me prolonger », reconnaît-il. « Anderlecht a vraiment voulu changer sa stratégie financière, son marketing. J’étais un des premiers joueurs avec qui il a essayé de prolonger. Après, les conditions… Anderlecht n’est plus du tout comme avant. Je lui expliquais qu’avec les matches que j’avais joués les deux dernières saisons, je ne peux pas m’asseoir à côté de mon collègue dans le vestiaire et qu’il ait 40-50 % en plus que moi. »
Un choix difficile pour celui qui se voyait rester plus longtemps chez les Mauves : « Je lui ai dit que je suis attaché à Anderlecht, mais je ne peux pas m’asseoir à côté de mes concurrents directs et diviser par deux ce qu’ils gagnent. Mon problème, c’est que je suis trop attaché à Anderlecht. Donc à partir de ce moment-là, ils le savaient aussi. Le problème c’est que ‘c’était ça ou rien’ ».
« Donc en fait, il n’y a même pas eu de négociations pour être honnête », avoue Leoni. « Ils m’ont proposé quelque chose. On a voulu négocier avec mes agents, mais c’était comme ça. J’aurais fait des efforts pour rester. Je n’étais pas là que pour ça. Je suis honnête avec moi-même. Je ne vais pas pour négocier les meilleurs contrats du club. Je suis assez intelligent pour comprendre que Jan Vertonghen à ce moment-là ou Thorgan Hazard, on ne se met pas dans la même catégorie. Mais juste connaître les barèmes et se mettre à la même hauteur ».
Pour lui, le gros problème dans ce désaccord financier provenait du fait qu’il était un jeune du cru. « Le problème qu’on a quand on vient du centre de formation, c’est toujours comme ça. Le jeune est content d’être dans l’équipe première de son club », analyse Leoni. « Quand tu montes des équipes de jeunes en équipe première, souvent on dit ‘Mais il est content d’être en équipe première donc on va le « sous-payer »’, si je peux dire ça entre guillemets. Par contre, les gars qu’on fait venir, eux, on doit les attirer et donc on n’a pas peur de leur donner des salaires. Mais sauf que pour moi, c’est ce qu’on montre sur le terrain. »
Malgré tout, Leoni explique avoir essayé de faire bouger les choses, en vain. « J’ai essayé de négocier, de discuter, mais il n’y avait pas de négociation », regrette le milieu de terrain. « Donc à partir de ce moment-là, j’ai pris la décision, en accord avec mes agents et ma famille. Et je pense qu’eux-mêmes étaient compréhensifs sur le fait qu’il ne faut pas se laisser faire. »













