Le penalty du Cercle Bruges était bien justifié
Lors de la rencontre entre Charleroi et le Cercle de Bruges, la VAR était intervenue pour permettre à l’arbitre d’accorder un penalty aux Brugeois. Le contact était-il suffisamment important pour justifier cette décision ?
Pour Jonathan Lardot, la réponse est claire, même s’il estime que l’intervention vidéo aurait dû être beaucoup plus rapide : « C’est assez factuel. Le joueur du Cercle est premier et prend le ballon. Le joueur de Charleroi arrive par après. C’est un contact derrière la cheville ou le tibia. C’est une décision factuelle qui a pris trop de temps devant l’écran, on doit s’améliorer. Mais la bonne décision a été prise. »
Cinq minutes pour valider le but de Winkler
Autre phase analysée : le troisième but d’Anderlecht inscrit par Marten Winkler. Dans un premier temps, l’arbitre avait annulé la réalisation après un contact entre Salim Diakité et un joueur adverse. Appelé par la VAR, il a finalement changé sa décision, mais la procédure aura duré près de cinq minutes.
Pour Lardot, le fait d’avoir laissé jouer initialement était une bonne décision. C’est surtout la durée de l’intervention vidéo qui pose problème : « C’est très bien qu’il ait laissé jouer. L’attitude de l’arbitre a été positive et dans l’esprit du jeu. On arrive cependant à cinq, six minutes d’intervention VAR pour un contact de foot. On voit bien que le défenseur ne prend pas le ballon et va percuter l’attaquant. L’attaquant ne fait rien de particulier. C’est un contact de foot. Ce check doit être réalisé en quinze secondes : comprendre le contexte et ne pas travailler avec autant de ralentis. Quand on commence à vérifier l’action pour avoir une confirmation de sa confirmation, on se retrouve à perdre du temps inutilement. On perd le rythme du match. »
L’exclusion de Deuff : une jaune défendable
La rencontre entre l’Antwerp et l’Union Saint-Gilloise a également été particulièrement tendue. Le Great Old a terminé la partie à dix après l’exclusion de Bahmed Deuff, qui a reçu un deuxième carton jaune à vingt minutes du terme.
Après une faute préalable de Biondic, l’Anversois avait accroché Zeneli et écopé de son deuxième avertissement. Une situation sur laquelle la VAR aurait pu intervenir en cas d’erreur claire et évidente.
Jonathan Lardot considère toutefois que la décision de l’arbitre est défendable : « Ce n’est pas une situation tranchée. Je ne peux pas dire s’il y a faute ou s’il n’y a pas faute. Le tirage du maillot a un impact sur l’action du joueur. Par contre, quand on voit en vitesse réelle qu’il se lance dans le duel avec la jambe tendue qui percute l’adversaire, on ne peut pas dire que la jaune soit imméritée. C’est pour cela que la VAR n’intervient pas. »
Au-delà de cette action précise, Lardot insiste surtout sur la gestion globale de la rencontre. Selon lui, l’arbitre doit parfois davantage intervenir pour empêcher une rencontre tendue de dégénérer : « J’aime qu’on laisse jouer, mais ça ne doit pas être au détriment du contrôle du match et du contexte du match. Quand on voit que certaines réactions étaient influencées par le management de l’arbitre ou par l’attitude de certains joueurs et quand on sent que la tension monte, il faut agir plus fermement. Il faut arrêter de vouloir laisser jouer. Il faut réduire la température et siffler pour ramener l’église au milieu du village. »
Concernant le deuxième avertissement de Deuff, il valide finalement la décision : « D’accord avec la jaune ? Oui, car il a la jambe tendue. Mais si on avait été plus précis dans la détection des premières fautes, on aurait pu éviter ce genre de situations. »













