« Il faut provoquer un électrochoc » : Nicolas Frutos explique pourquoi Charleroi se sépare d’Hans Cornelis

« Il faut provoquer un électrochoc » : Nicolas Frutos explique pourquoi Charleroi se sépare d’Hans Cornelis - Samuel Guadi

Le Sporting de Charleroi a officiellement acté le licenciement d’Hans Cornelis ce mardi, confiant les rênes de l’équipe première à Mario Kohnen pour la fin de saison. Nicolas Frutos, directeur du football, assume cette décision comme une nécessité pour relancer une dynamique en berne.

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Le départ d’Hans Cornelis, bien que salué pour son investissement, marque un tournant nécessaire selon la direction. « Il n’y a rien à lui reprocher, au contraire. Il a tout donné, que ce soit comme adjoint puis comme T1. Mais dans le football, on ne reçoit pas toujours ce qu’on mérite », a confié Nicolas Frutos. Le dirigeant argentin justifie ce choix par une volonté de respecter la trajectoire fixée par le club : « Cela fait presque un an qu’on a défini où l’on veut aller, à court, moyen et long terme. Sur cette base et sur les résultats, on a estimé qu’il fallait agir. »

Si le calendrier, après le premier match des playoffs, peut interroger, Frutos assure que l’analyse a été profonde : « On attendait une réaction avant les playoffs, mais on ne l’a pas vue, ni dans le contenu ni dans l’intensité. Parfois, il faut provoquer un électrochoc. »

Le choix de Mario Kohnen pour assurer l’intérim s’est imposé comme une évidence pour garantir une transition fluide. « C’était la meilleure solution en interne. Il connaît déjà le club et la collaboration sera plus fluide », précise le directeur sportif, tout en soulignant qu’une évaluation sera faite au terme de la mission de l’intéressé.

De son côté, le nouveau technicien refuse de céder à la panique ou à la révolution tactique immédiate : « Le plus important, c’est le match de vendredi. On doit recréer une dynamique et aller chercher un résultat. On doit remettre tout le monde dans le même bateau : titulaires, remplaçants et même ceux hors sélection. »

S’il reconnaît que « le match à Westerlo n’était pas mauvais », il mise sur des ajustements précis pour retrouver la confiance, promettant de faire un premier bilan « vendredi à 23h après le match ».