Edward Still refuse de céder à la panique après la claque reçue par la RAAL à Charleroi

Edward Still refuse de céder à la panique après la claque reçue par la RAAL à Charleroi - Samuel Guadi

Sèchement battu par Charleroi, la RAAL La Louvière doit rapidement réagir. Alors que certains ont pu s’interroger sur l’engagement des joueurs envers leur entraîneur, Edward Still assure ne pas douter de son groupe.

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BELGA

Battus 5-2 par le Sporting de Charleroi, les Louviérois ont affiché un visage particulièrement inquiétant, marqué par un manque d’envie et de combativité. Au point que des interrogations ont émergé sur un éventuel décrochage des joueurs vis-à-vis d’Edward Still.

L’entraîneur des Loups ne partage toutefois pas cette inquiétude. Il estime que l’attitude de ses joueurs après la pause, ainsi que leur réaction le lendemain, démontre que son groupe reste derrière lui : « Non, il n’y aurait pas eu de réaction en deuxième mi-temps, notamment suite à la montée de plusieurs joueurs, et je n’aurais pas vu les visages fermés comme je les ai vus le lendemain si cela avait été le cas. Je suis vraiment calme vis-à-vis de l’engagement du groupe envers moi. »

Le technicien préfère surtout garder la tête froide et replacer cette contre-performance dans le contexte d’une équipe encore en construction. Après deux victoires consécutives sans encaisser de but contre le Standard et Zulte Waregem, il n’avait déjà pas souhaité s’enflammer : « Maintenant, après cette défaite aussi douloureuse et moche soit-elle, il faut rester calme et ne pas être alarmiste pour ne pas perdre nos moyens. Le plus difficile en tant que coach, c’est ta première saison, tes premiers mois, surtout quand tu as une équipe qui est autant remodelée. »

Une réception du Cercle déjà capitale

Edward Still rappelle que la direction et le staff sont conscients de l’ampleur du chantier. Entre les nombreux changements dans l’effectif, l’arrivée d’un nouvel entraîneur et la mise en place d’un nouveau staff, la RAAL traverse une période d’adaptation : « Si on regarde tous les changements déjà opérés, ce sont des coaches qui en étaient dans leurs premiers mois, qui ont été installés cet été. On est très au clair avec la direction ici aussi : c’est cette première partie de saison, voire cette première saison, qui sera le plus gros challenge ensemble. Tout est tellement neuf pour tout le monde : il faut que le groupe s’habitue à moi, que les joueurs s’habituent entre eux, que je m’habitue au club. Le nouveau staff évolue aussi. Un des points d’attention, c’est aussi le leadership foot sur le terrain qui doit progresser. »

Pas question, donc, de tout remettre en cause après une seule rencontre, même si le revers face aux Carolos a fait particulièrement mal. La réception du Cercle de Bruges, ce samedi soir, représente déjà une échéance importante.

« Directement après le match, la colère et la déception étaient grandes. Cela a été la semaine la plus dure de la saison car on connaissait l’importance de ce match pour le club et beaucoup de personnes. Contre Liège et Zulte, on avait fait deux pas en avant importants. Et le week-end passé, on s’est pris un trou d’air, on a raté la marche et on est tombé un peu dans le vide », regrette le coach.

Le staff a donc consacré une bonne partie de la semaine à analyser les raisons de cette débâcle et à remettre les choses au clair avec le groupe. Still assume un double rôle auprès de ses joueurs : les secouer lorsque cela s’impose, mais aussi les protéger afin qu’ils ne perdent pas confiance.

« Le plus important, c’était de pouvoir comprendre ce qui n’a pas été et de donner les explications au groupe. Je suis là à la fois pour le secouer et pour le protéger et l’aider. Ce que je ne veux surtout pas, c’est que samedi soir, on arrive ici avec la peur au ventre, timorés, ne sachant pas quoi faire. »

Le technicien a notamment pointé les manquements qui ont lourdement pesé dans la défaite au Mambourg : « Le manque d’organisation, de structure et de discipline de certains explique en grande partie la défaite, on a mis le doigt dessus et on a bossé super dur. Et il faut que cette prestation décevante nous rende plus forts. Cela peut arriver de perdre en jouant un bon match, en étant présent, agressif, mais pas en passant à côté comme on l’a fait, ce qui fait mal. »