« Burgess m’a beaucoup aidé » : Massiré Sylla se confie sur son jeu et son intégration à l’Union

« Burgess m’a beaucoup aidé » : Massiré Sylla se confie sur son jeu et son intégration à l’Union - Samuel Guadi

Arrivé à l’Union Saint-Gilloise en janvier dernier, Massiré Sylla s’est progressivement imposé au cœur de la défense bruxelloise. À 21 ans, le Sénégalais se distingue par son efficacité dans les duels, sa puissance aérienne et sa qualité de relance.

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Dans « Sur le Gril » de la RTBF, Massiré Sylla ne cache pas son goût pour les confrontations physiques. Dans un championnat belge qu’il juge particulièrement exigeant, le défenseur central a rapidement trouvé un terrain d’expression à la mesure de ses qualités : « Je suis très content de mon début de saison… mais en fait, je regarde surtout devant moi. Je sais que je dois continuer à travailler pour améliorer mon niveau. Même quand je fais un bon match, j’essaie de l’oublier et je me focusse sur le prochain. Je suis jeune, j’ai encore beaucoup de points à améliorer. »

Lorsqu’il s’agit d’évoquer ses points forts, le Sénégalais n’hésite pas longtemps : « Mes points forts ? Les duels ! J’aime bien les bagarres ! J’adore les un contre un : chaque duel est un défi pour moi. Même si je ne perds qu’un duel par match, ça va me faire mal. »

Il garde notamment un bon souvenir de ses duels avec Aurélien Scheidler, l’attaquant de Charleroi : « On a fait de bons duels et après le match, il m’a taquiné en me félicitant. J’aime bien ces attaquants qui ne lâchent rien et courent beaucoup.

Sérénité face au pressing

Au-delà de son impact défensif, Massiré Sylla entend aussi participer activement à la construction du jeu. Formé à l’Académie Diambars, au Sénégal, il a appris à privilégier les sorties de balle propres et les passes capables de casser les lignes adverses : « Sinon, avec le ballon, j’aime aussi casser les lignes avec des passes tranchantes qui éliminent 4 ou 5 joueurs et permettent une attaque rapide. J’aime bien soigner mes relances, j’aime le beau jeu. Dès que je vois un espace qui s’ouvre, je tente le coup. Mais je veux aussi que mon équipier reçoive un bon ballon, qu’il soit à l’aise. À Diambars, on nous a formés à construire proprement, de manière académique : celui qui tapait un long ballon devant, à l’aveugle, on le sortait ! »

Cette éducation lui permet aujourd’hui de conserver son calme même lorsque l’adversaire exerce un pressing important : « Du coup, je n’ai jamais ressenti de pression au ballon, même avec deux attaquants sur le dos. On nous a habitués : on ne les calcule pas, on fait notre jeu. Et si j’ai de l’espace pour monter, je peux aussi le faire : David Hubert demande juste que la couverture du défenseur qui monte soit assurée par d’autres. Le risque fait partie du jeu, c’est le football. Certaines situations imposent de prendre des risques : ça passe ou ça casse, mais tu les prends… »

S’il espère inscrire prochainement son premier but sous les couleurs saint-gilloises, sa priorité reste toutefois claire : « J’attends toujours de marquer mon premier but pour l’Union : c’est peut-être pour bientôt, puisque je monte toujours sur les corners. Mais au vrai, je préfère faire des clean-sheets que marquer des buts ! »

Christian Burgess, un modèle pour apprendre la défense à trois

Pour s’installer dans la défense de l’Union, Massiré Sylla a également pu compter à son arrivée sur l’expérience de Christian Burgess : « Christian Burgess a été un des premiers à m’accueillir ici, quand je suis arrivé. Il m’a beaucoup parlé, alors que j’étais un concurrent pour lui, au même poste. J’étais tout timide, je ne parlais pas : il est venu vers moi pour m’aider et me dire qu’il était là pour moi, que je ne devais pas hésiter à lui demander. C’était un très bon capitaine. »

Le Sénégalais a observé attentivement les déplacements et les prises de décision de son coéquipier : « Tactiquement, Burgess m’a aussi beaucoup expliqué car je n’avais jamais joué dans une défense à trois. Depuis le banc de touche, l’année passée, j’observais son jeu, ses courses, ses coulissements, ses sorties de balles. J’ai gratté beaucoup de trucs et astuces de son jeu : son leadership, sa communication, etc. »

Après un passage en Norvège, plusieurs possibilités se sont ensuite présentées à lui, dont une offre de Bodø/Glimt. Mais Sylla a finalement choisi l’Union, un club qu’il connaissait déjà grâce à son ancien coéquipier Ousseynou Niang : « J’ai eu des offres de plusieurs clubs, notamment de Bodø/Glimt, mais j’ai choisi l’Union. Je connaissais le club car mon frère Ousseynou Niang y jouait : j’ai regardé les matches à Galatasaray et contre Marseille et je me suis décidé. Moi, je veux jouer pour des titres et l’Union est un club de ce calibre. »

Et lorsqu’il doit choisir entre un nouveau titre de champion de Belgique et un sacre européen, sa réponse est sans hésitation : « L’Europa League ! Si je suis bien informé, l’USG a déjà gagné 12 fois le titre en Belgique… et jamais une Coupe d’Europe ! Si tu gagnes une Coupe d’Europe, c’est quelque chose, non ? »