En février 2026, l’UCI avait lancé une large consultation auprès des coureurs, équipes, propriétaires, organisateurs, fédérations nationales et autres familles du vélo. L’objectif était de construire une réflexion collective plutôt que d’imposer une réforme « d’en haut ». Les différents acteurs avaient jusqu’au 30 avril pour transmettre leurs propositions. Au total, 55 contributions ont été reçues et viennent désormais d’être synthétisées par l’UCI.
L’une des idées avancées concerne directement les courses par étapes et notamment les Grands Tours. L’UCI explique vouloir mieux distinguer ces épreuves des Monuments, notamment à travers des obligations de participation renforcées : « Dans son évaluation préliminaire, l’UCI estime qu’il est particulièrement utile de mieux distinguer les Grands Tours et les Monuments grâce à des obligations de participation renforcées, d’optimiser les déplacements par le biais de blocs de courses géographiquement cohérents, et de rendre la pyramide sportive plus lisible grâce à une dénomination plus claire des catégories d’épreuves. »
La réduction de la durée de certaines courses fait donc partie des pistes étudiées. Mais l’UCI prend soin de rappeler que cette proposition ne fait pas encore consensus : « Des propositions telles que des formats de courses par étapes plus courts, un système de points révisé et un parcours menant à une « super-licence » pour les jeunes coureurs méritent de faire l’objet d’une étude de faisabilité approfondie avec les parties prenantes, car elles ne semblent pas partagées par tous et posent des problèmes juridiques. »
Des formats de cinq jours à l’étude
L’UCI ne se limite toutefois pas aux seuls Grands Tours. Elle envisage également des formats standardisés pour certaines courses par étapes, avec par exemple des épreuves de cinq jours disputées du mercredi au dimanche : « Au-delà de ces aspects, l’UCI évaluera des formats standardisés de courses par étapes plus courtes, tels que des épreuves de cinq jours du mercredi au dimanche et certains Grands Tours sur trois week-ends, afin de réduire les chevauchements et de faciliter la participation à plusieurs Grands Tours chaque saison. »
Une telle évolution pourrait modifier sensiblement l’organisation actuelle des grands rendez-vous. Aujourd’hui, les trois Grands Tours, dont le Tour de France, s’étendent sur trois semaines et quatre week-ends. La réflexion porte donc désormais sur la possibilité de réduire leur durée, même si l’ampleur exacte d’une éventuelle réforme reste encore à déterminer.
Autre piste étudiée : harmoniser la taille des équipes engagées dans les différentes compétitions, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Selon l’UCI, un « format standardisé de taille des équipes pour toutes les courses masculines et féminines » pourrait permettre de renforcer l’attractivité des épreuves, de limiter les risques liés à la sécurité, d’améliorer la compréhension du système et de contenir les budgets des formations.
L’UCI insiste toutefois sur la nécessité de préserver l’équilibre actuel du cyclisme. « Toute évolution doit préserver le caractère ouvert et fondé sur le mérite du système, protéger les épreuves historiques contre tout déplacement brusque et soutenir la croissance continue du cyclisme féminin », rappelle-t-elle.













