Philippe Gilbert veut bouleverser le système des oreillettes dans le cyclisme

Philippe Gilbert veut bouleverser le système des oreillettes dans le cyclisme - Samuel Guadi

L’absence d’oreillettes lors des Mondiaux a relancé un vieux débat dans le peloton. Mathieu van der Poel apprécie des courses plus imprévisibles sans ce dispositif, un avis partagé par Philippe Gilbert. L’ancien champion belge propose notamment de limiter les radios à un ou deux coureurs par équipe.

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Les Mondiaux ont une nouvelle fois mis les oreillettes au centre des discussions. Sans ce dispositif dimanche dernier, les coureurs ont dû évoluer avec moins d’informations transmises depuis les voitures, une situation qui a notamment séduit Mathieu van der Poel. Philippe Gilbert partage cette vision d’un cyclisme potentiellement plus ouvert et souhaite même aller plus loin.

Sur le plateau du Peloton de RTL ce mardi, l’ancien champion belge a présenté une proposition visant à conserver les oreillettes tout en limitant leur utilisation : « Ce que j’avais proposé, ce serait qu’on ait un ou deux coureurs maximums par équipe qui jouent le rôle de capitaines. »

L’idée serait donc de désigner un leader et un capitaine capables de recevoir les informations de la voiture et de les transmettre ensuite à leurs équipiers. Pour l’ancien coureur, ce fonctionnement permettrait notamment de réduire le nombre de consignes et de rendre les courses plus difficiles à contrôler.

« Nous aurons un leader et un capitaine, ce serait intéressant », estime-t-il, avec l’objectif de favoriser davantage l’incertitude et le spectacle.

Monfort défend les oreillettes

Une proposition qui n’a évidemment pas convaincu Maxime Monfort, présent lui aussi sur le plateau : « C’est impossible dans un sport devenu tellement moderne, où on analyse la moindre chose. »

Selon le directeur sportif de la Lidl-Trek, l’enjeu dépasse largement les considérations sportives : « Sans oreillettes, il y a d’énormes incertitudes. Les enjeux sont tellement importants pour les équipes, financièrement, qu’on ne peut pas jouer à un jeu de hasard parce qu’on n’a pas les oreillettes. »

Philippe Gilbert ne ferme toutefois pas complètement la porte au système actuel. « Je serais content de voir une course test avec une ou deux radios par équipe, après je comprends. Certains directeurs sportifs surjouent le fait de hurler sur les coureurs pour continuer à exister parce que ce sont des anciens coureurs », a-t-il conclu, tout en excluant évidemment Maxime Monfort de cette critique.