Serge Pauwels a fait le maximum pour Remco Evenepoel : « J’ai essayé de le convaincre que c’était encore possible »

Serge Pauwels a fait le maximum pour Remco Evenepoel : « J’ai essayé de le convaincre que c’était encore possible » - Guillaume Jans

Remco Evenepoel a connu un jour sans au pire moment ce dimanche lors de la course en ligne des mondiaux de cyclisme à Montréal. Il aura tout donné mais il terminera 12ème.

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BELGA

Remco Evenepoel n’est pas parvenu à performer comme on l’attendait ce dimanche sur la course en ligne des championnats du monde à Montréal. Il paraissait assez emprunté physiquement et même s’il n’a rien lâché, il termine finalement à la 12ème place.

Tout semblait pourtant bien parti comme l’expliquait Serge Pauwels au micro de la RTBF avant que Van Aert ne lâche :

« Je crois que ça a été une course folle. On a contrôlé avec les autres équipes au début puis, lorsque nous sommes arrivés sur le circuit, les Français ont vraiment fait un coup. Ce n’était pas vraiment une mauvaise situation pour nous parce qu’on avait espéré que la course serait très dure. Jusque-là, tout se passait bien. Il y a l’attaque de Wout van Aert, qui voulait vraiment anticiper entre six et quatre tours de l’arrivée. C’était encore une bonne situation. Mais ça change au moment où il perd la roue de Mathieu Van Der Poel et il doit lâcher. »

Une situation qui ne laissait plus la place au choix pour le sélectionneur :

« On n’a que Remco Evenepoel qui était encore derrière, on pouvait encore jouer la course. Mais là, on pouvait déjà sentir et voir de temps en temps qu’il n’avait pas vraiment les meilleures jambes. Et en plus, il était tout seul dans ce groupe de favoris. Il n’y avait plus beaucoup d’équipiers et aucun chez nous. »

« J’ai parlé une ou deux fois avec lui »

Dans le dur, Pauwels a tenté tant bien que mal de réveiller son coureur :

« J’ai quand même essayé de le motiver. J’ai parlé une ou deux fois avec lui, j’ai essayé de le convaincre que c’était encore possible. Au Rwanda, il était à un certain moment dans une position perdue et il a quand même fait deuxième. Et si on regarde ici à la fin, il rentre dans ce groupe de poursuivants et il attaque. Mais là, après l’attaque, on voit que normalement, il part et il est parti. Ici, il a fait le trou, mais ils sont revenus sur sa roue. Et aussi, à la fin, dans le sprint, il était mort. C’est comme ça. Il faut accepter. »

Remco ne repart tout de même pas les mains vides en ayant remportant le contre-la-montre la semaine précédente.