Depuis qu’il a quitté le peloton en avril 2017, Tom Boonen s’épanouissait loin de la pression des courses, se consacrant notamment à sa passion pour l’automobile et à ses analyses en tant que consultant. Pourtant, l’appel de la route semble avoir repris le dessus. À l’occasion du GP E3, une épreuve qu’il a marquée de son empreinte avec un record de cinq victoires, Boonen montera dans la voiture de la Soudal Quick-Step.
Il officiera en tant que directeur sportif stagiaire, aux côtés de son ancien complice Niki Terpstra. Cette opportunité est née d’un échange avec le management de l’équipe belge : « Le CEO de l’équipe Jurgen Foré m’a appelé pour me demander si nous pouvions faire quelque chose ensemble, sans directement m’attribuer un rôle officiel », a-t-il révélé dans le podcast Live Slow Ride Fast.
Malgré ce retour remarqué chez l’équipe qu’il a représentée pendant 15 ans, le quadruple vainqueur de Paris-Roubaix reste prudent. Il ne s’agit pas, pour l’heure, d’une reconversion définitive. Son objectif est avant tout de jauger son propre intérêt pour le cyclisme moderne. « Ma première réaction a été : « Mais je ne connais plus personne ». Je vais donc suivre quelques courses, simplement pour voir si je m’intéresse encore au cyclisme actuel et si je peux apporter quelque chose à ces gars. » Boonen ne cache pas avoir fini sa carrière sur une note de lassitude : « J’essaye simplement d’être heureux dans la vie, et je ne sais toujours pas si je pourrais retrouver le bonheur dans le cyclisme. C’est pour cette raison que je fais cela aujourd’hui. […] Au cours des derniers mois de ma carrière, je n’avais plus envie. J’aimais toujours courir et m’entraîner, mais le reste… Tout était devenu tellement sérieux. »













