Pour expliquer ce manque de tranchant, Bourlart pointe du doigt une préparation tronquée : « Il n’a pas le début de saison qu’on attendait, mais il a eu un petit souci physique pendant l’hiver. » Un contretemps qui a forcé De Lie à courir après sa forme : « Il a dû travailler beaucoup pour revenir à un bon niveau. On n’a peut-être pas encore les résultats qu’on attendait, mais il travaille, il est concentré. »
Face aux critiques sur un éventuel manque de professionnalisme, le DG est catégorique : « C’est quelqu’un de très professionnel. Il respecte ses plans, il respecte les plans de nutrition… Je pense qu’il fait vraiment le métier à 100 %. »
Pas question pour autant de remettre en question le statut du Belge. Si Bourlart concède que « la plupart des coureurs ont des hauts et des bas », il s’appuie sur le passé récent pour rassurer les supporters : « Quand je vois sa fin de saison passée et le nombre de victoires qu’il a enchaînées, je pense qu’Arnaud reste un des grands sprinteurs. C’est un gagneur, c’est un gagnant. » Pour le staff, il ne s’agit que d’une passade : « Ces petites malchances font que les résultats ne sont pas là, mais moi j’ai beaucoup de confiance en lui. »
Au-delà du sportif, c’est le contrat de De Lie qui anime les coulisses. Libre en fin de saison, le coureur est la cible de toutes les convoitises. Bourlart ne s’en cache pas : « On est en discussion avec lui, on a fait la proposition de prolongation, et on attend sa réponse. » Conscient que de nombreuses équipes diraient oui à la signature du prodige, Lotto-Intermarché mise sur la stabilité et la simplicité pour le convaincre de rester : « Arnaud, ce n’est pas quelqu’un de compliqué. S’il a un bon vélo, des équipiers qui sont là quand il faut et une structure pour le guider, je pense que ça lui suffit. La décision est entre ses mains. »













