Tadej Pogacar ne reprendra plus la compétition en 2026. Le champion du monde a été contraint de mettre un terme à sa saison après une chute survenue lors de la huitième étape de la Vuelta. L’accident a notamment provoqué une fracture déplacée de la clavicule ainsi qu’une commotion cérébrale. Le Slovène a depuis subi une intervention chirurgicale qui s’est déroulée avec succès.
« La saison est terminée, après une chute banale, mais avec de graves conséquences. L’accident a été sérieux : la fracture déplacée de la clavicule a nécessité une opération très complexe, en plus de la commotion cérébrale », a expliqué Mauro Gianetti dans l’émission RadioCorsa sur la Rai.
Cette blessure est intervenue alors que Pogacar occupait la tête de la Vuelta et nourrissait encore de grandes ambitions pour la suite de la saison : « Il était évident qu’il ne pourrait plus courir cette année, mais il était aussi juste de lui laisser quelques jours pour assimiler cette décision forcée. Il était en tête de la Vuelta, il pensait au Championnat du monde et à l’Euro, devant son public, près de chez lui. Ce sont des objectifs très importants, sans oublier le Tour de Lombardie, où il aurait également pu jouer la victoire. »
Paris-Roubaix toujours au programme ?
La chute de Pogacar a également relancé les interrogations autour de sa participation à la Paris-Roubaix, l’une des rares grandes courses qui manquent encore à son palmarès.
Pour Gianetti, il serait toutefois réducteur de considérer le célèbre enfer du Nord comme la course la plus dangereuse du calendrier. Selon lui, les chutes les plus graves peuvent aussi survenir sur des épreuves où la vitesse est très élevée et où les coureurs sont particulièrement regroupés : « La vérité, c’est que la Paris-Roubaix semble parfois plus risquée que d’autres courses. Mais, au final, les chutes les plus graves et celles qui entraînent les pires conséquences ne surviennent pas forcément là. Elles peuvent aussi se produire dans des courses et à des moments comme celui où Tadej est tombé, avec une vitesse extrêmement élevée, un peloton très compact et de nombreux coureurs de très haut niveau. »
Le directeur général de l’équipe émiratie poursuit : « Les chutes à haute vitesse sont parfois plus dévastatrices que ce qui peut arriver sur les pavés de Roubaix, où l’on peut tomber à une vitesse moins élevée. Il ne faut évidemment pas chercher les risques, car Paris-Roubaix reste une course difficile. Mais nous avons vu qu’il n’y a pas qu’à Roubaix que l’on peut tomber. »
Pour préparer le retour de son leader, l’UAE Team Emirates XRG devra donc surtout réfléchir à un calendrier cohérent et à la meilleure manière de l’amener dans les meilleures conditions possibles : « Il faudra bien réfléchir au calendrier, mais on ne peut pas penser que l’on pourra éviter les chutes. Il faut plutôt essayer d’arriver frais sur les courses, afin que les coureurs aient une concentration maximale. C’est la chose la plus importante. »













