Après sept semaines sans compétition, Paul Seixas a retrouvé le peloton vendredi à l’occasion du Grand Prix de Québec. Une reprise jugée positive par son directeur sportif, Julien Jurdie dans les colonnes de l’Équipe, qui a notamment apprécié l’attitude offensive du coureur dans les derniers kilomètres : « C’était la reprise, mais les données étaient bonnes après un bon stage de sa part dans les Alpes. On n’avait pas trop de doutes sur le côté physique, mais il faut reprendre les habitudes du peloton, surtout sur une course en circuit urbain comme Québec. C’est assez atypique. On n’a pas l’habitude de faire vingt tours comme ça. C’était une reprise intéressante. »
Seixas a progressivement trouvé son rythme au fil de la course et s’est montré actif dans le final même si sa 18e place à l’arrivée a toutefois laissé un léger goût d’inachevé au Français : « Physiquement, on l’a vu à l’aise. Il a été offensif durant les quarante derniers kilomètres, comme cela avait été demandé au briefing. La journée s’est bien passée. Il y avait un peu de frustration à l’arrivée, car ça reste un compétiteur. Il veut performer au maximum et il ne va pas sauter au plafond après une 18e place. Mais j’ai vu un coureur qui était dans l’action, qui était acteur. C’est intéressant. »
Un parcours plus adapté à Montréal
Le rendez-vous de Montréal pourrait davantage convenir à Paul Seixas. Le parcours proposera en effet davantage de dénivelé, avec 4 304 mètres contre 2 780 à Québec, ainsi que quatre ascensions particulièrement exigeantes : « Il sera plus tranchant. C’est un parcours qui correspond vraiment à ses qualités. On est sur une bosse difficile, et on a déjà vu des courses dures dans le passé. À Québec, on était sur des puncheurs. Là, on bascule côté grimpeurs. La répétition des efforts est là. On aura un vainqueur qui sera vraiment solide physiquement et je pense que Paul, entouré d’un bon collectif, aura la capacité de peser sur la course. »
L’équipe française ne compte donc pas se contenter d’un rôle secondaire : « On va partir avec l’ambition de gagner la course. Paul a besoin d’entendre ce style de message au briefing, qu’on est là pour gagner. Ce n’est pas quelque chose d’irréel par rapport à son talent. »
Interrogé sur les éventuelles ambitions de revanche de Paul Seixas, Isaac Del Toro ou Juan Ayuso face à Remco Evenepoel, le directeur sportif a préféré rester prudent : « À Montréal, on s’attend à voir Del Toro très fort. Juan Ayuso est tombé à Québec, donc il faudra voir. Mais le grand favori reste Remco Evenepoel. Il ne faudra pas oublier Pidcock, le plus polyvalent de tous. Il sera à l’aise, je pense. Il a des qualités techniques et physiques. Pour moi, c’est un gros client pour la victoire. »
Enfin, tous les prétendants devront déjà garder un œil sur le rendez-vous majeur de la fin du mois : « Il ne faut surtout pas oublier que tous ces coureurs ont un objectif dans un coin de la tête : la course des Mondiaux, le dimanche 27 septembre. »













