Tadej Pogacar a manqué la fin de saison suite à sa lourde chute sur la Vuelta et a notamment perdu ses maillots de champion du monde et champion d’Europe. Et si à 28 ans, il a rarement souffert de graves blessures, cette fois le Slovène a été lourdement touché.
« Il y a deux semaines, j’étais en Slovénie et je suis allé passer un nouveau scanner », explique-t-il à The Athletic. « Je savais que j’avais une fracture au niveau de la vertèbre C7, mais on a découvert que deux autres vertèbres étaient également fracturées : les T1 et T2 ».
Une découverte qui a calmé les ardeurs du Slovène : « Sur le coup, je me suis dit : ‘Heureusement que je n’ai pas participé aux Championnats d’Europe’, qui étaient pourtant mon objectif initial. Quand j’ai appris que j’avais trois vertèbres fracturées… Eh bien, je suis surtout heureux d’être en vie, tout simplement, ou même simplement de pouvoir tenir debout. »
Car juste avant les championnats d’Europe, qui se déroulaient chez lui, en Slovénie, des rumeurs d’un retour anticipé ont surgi. « J’en ai discuté avec l’équipe, pour voir s’il serait envisageable que je participe aux Championnats d’Europe, à condition que tout se passe bien et que je sois en forme, avoue d’ailleurs Pogacar », avoue Pogacar.
Il faut dire que le Slovène avait coché la date depuis longtemps, pressé de pouvoir rouler devant son public, sur des routes qu’il connaît parfaitement : « L’épreuve se déroulait à seulement 10 kilomètres de chez mes parents. Je m’étais énormément entraîné sur ces ascensions, je connaissais chaque mètre de la route. Toute ma famille est originaire de là-bas ».
Mais la revalidation de Pogacar n’était pas assez avancée et il était trop dangereux de s’aligner : « Nous avons ensuite effectué une nouvelle radiographie. En trois semaines, la consolidation osseuse n’avait guère progressé. J’ai bien senti que l’équipe n’était pas très enthousiaste à l’idée de me laisser reprendre la compétition, ce qui a quelque peu entamé ma motivation. »
Et si son forfait a souri à Evenepoel, qui a été sacré champion d’Europe, Tadej Pogacar a connu une phase très compliquée, loin de son vélo. The Athletic explique que la commotion cérébrale dont a souffert le quintuple vainqueur du Tour de France a eu un impact sur son oreille interne et qu’il s’est retrouvé « complètement désorienté », avec des nausées et des vertiges.
Mais c’est surtout mentalement que le Slovène a souffert : « Pendant les deux premières semaines, je n’allais vraiment pas bien mentalement. J’étais au plus bas. Je n’étais pas quelqu’un de très agréable à vivre. Je ne pense pas qu’Urska appréciait ma présence à la maison, car j’étais déprimé. Vous voyez, je ne ressentais tout simplement plus rien ».
Désormais, tout cela semble être derrière lui et Tadej Pogacar prépare la saison 2027 lors de laquelle il va notamment tenter de retrouver son maillot arc-en-ciel. Mais il doit tout de même être prudent : « Je dois simplement faire attention à ne pas chuter à vélo, et éviter de soulever des charges lourdes avec mon bras gauche ou de trop solliciter mon cou. Mais, pour le reste, je peux pratiquement tout faire normalement. »
En plus de sorties à vélo, Pogacar fait également des footings et des passages en piscine pour récupérer ses capacités physiques. « Je sens que je retrouve un rythme adéquat entre entraînement et récupération », se félicite-t-il d’ailleurs.
Dans ce long entretien à The Athletic, Pogacar revient également sur sa chute et révèle se souvenir d’assez peu de détails, mais se souvient d’une scène assez lunaire à l’hôpital : « Les médecins et les infirmières ont découpé des morceaux de ma combinaison rouge et m’ont demandé si je pouvais les signer. J’étais allongé là, à distribuer des autographes et à poser pour des photos, alors que je n’étais pas tout à fait dans mon état normal ».
Heureusement pour lui, tout cela est désormais derrière lui et il peut se concentrer sur la saison prochaine. Il faudra d’ailleurs sans doute compter rapidement sur Tadej Pogacar la saison prochaine, lui qui a annoncé qu’il comptait être au départ de l’UAE Tour et des classiques sur la plateforme de cyclisme virtuel MyWhoosh.













