Jarno Widar a frappé fort mardi aux Trois Vallées Varésines. Alors que le peloton revenait sur le groupe de tête, le jeune Limbourgeois a volontairement laissé un petit espace derrière Tom Pidcock et Matteo Jorgenson avant de produire son effort au moment opportun.À 20 ans, Widar s’est ainsi offert sa première victoire professionnelle, confirmant les espoirs placés en lui par Lotto-Intermarché.
En interview pour la DH, son manager, Kurt Van de Wouwer, n’hésite désormais plus à revoir les ambitions à la hausse avant le Tour de Lombardie : « Si tout va bien, il a le top 10 dans les jambes. Et le podium est possible. »
« Ce n’est pas seulement un garçon explosif qui sait finir une course. Il sait aussi résister, il a de l’endurance », souligne Van de Wouwer.
Sa première participation à la Vuelta a justement contribué à renforcer cette capacité à répéter les efforts. Lotto-Intermarché lui avait donné une certaine liberté, sans lui demander de se battre pour le classement général : « L’objectif était de faire trois semaines et de choisir quelques étapes. Cette expérience lui a fait du bien physiquement, mais aussi mentalement. Répéter les efforts pendant trois semaines, c’est un autre monde. »
Mais c’est surtout son sang-froid qui a impressionné. Plutôt que de se précipiter, Widar a accepté d’attendre le bon moment. « Un jeune qui n’a pas encore gagné pourrait devenir nerveux et partir trop tôt. Lui a pris le risque d’attendre. Cela montre qu’il est un gagneur », estime Van de Wouwer.
Après avoir décroché sa première victoire professionnelle, le jeune Belge peut désormais aborder la fin de saison avec une confiance nouvelle. La concurrence sera forte : Isaac Del Toro, Paul Seixas, Remco Evenepoel ou encore Giulio Ciccone et Tom Pidcock sont attendus ce samedi sur les routes italiennes.













