Le peloton de la Vuelta souffre de la chaleur : « Il y a des coureurs qui sont allés à l’hôpital hier »

Le peloton de la Vuelta souffre de la chaleur : « Il y a des coureurs qui sont allés à l’hôpital hier » - Jérôme Jordens

Les températures élevées en Espagne font réagir le peloton de la Vuelta, qui souhaite raccourcir les étapes dans les prochains jours comme l’a expliqué Maxime Monfort, directeur sportif de Lidl-Trek, à la RTBF.

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Josep LAGO / AFP

Le thermomètre affiche des températures très élevées depuis plusieurs jours en Espagne et le peloton de la Vuelta souffre de la chaleur. Les équipes tentent de tout mettre en place pour permettre au mieux aux coureurs de se rafraîchir, mais même avec les poches de glace, la souffrance est bien présente.

Une situation qui devient même dangereuse comme Maxime Monfort, directeur sportif de l’équipe Lidl-Trek, l’a expliqué au micro de la RTBF : « Vendredi, c’était vraiment extrême. Aujourd’hui, ça va l’être aussi. Demain, encore plus. À un moment donné, l’organisation doit prendre ses responsabilités ».

Les organismes sont en souffrance. « Il y a des coureurs qui sont allés à l’hôpital hier, on n’en parle pas », avance même l’ancien coureur. « Pavel Sivakov a dû abandonner à cause de la chaleur. Il faut être davantage dans la prévention qu’autre chose, et je trouve que l’organisation est un peu lente là-dessus. »

Une réduction de la distance des étapes fait partie des solutions avancées par Maxime Monfort, qui explique que la demande a été faite, mais a été refusée. « Aujourd’hui, c’était pourtant assez simple. Ça se prêtait à annuler une boucle de 31 kilomètres », regrette-t-il. « Ce n’est pas grand-chose, mais c’est quand même 45 minutes de course en moins, donc autant de temps d’exposition à la chaleur en moins pour les organismes ».

La raison derrière ce refus serait simplement des discussions entamées trop tard et qui n’ont donc pas permis de trouver un accord. « En interne, ça fait déjà trois jours que les coureurs lancent des alertes sur le groupe des coureurs, mais c’est seulement hier que ça a commencé à réagir un peu », retrace Monfort. « C’était donc trop tard hier soir pour pouvoir faire quoi que ce soit aujourd’hui. »

Mais les demandes ont déjà été introduites pour la suite de l’épreuve et notamment pour l’étape de ce dimanche où l’on attend 42 degrés par endroits entre Palma del Rio et Cordoba. Toujours au micro de la RTBF, Maxime Monfort explique que les coureurs ont demandé de réduire l’étape de 190 kilomètres à 113 kilomètres et pourraient faire grève en cas de refus de l’organisation.