Jonas Vingegaard aborde 2026 avec une idée claire : « Je veux battre le meilleur »

Jonas Vingegaard aborde 2026 avec une idée claire : « Je veux battre le meilleur » - Samuel Guadi

À l’aube de son retour à la compétition sur Paris-Nice, Jonas Vingegaard s’est confié au micro de RMC. Tadej Pogačar, Paul Seixas, son doublé Giro-Tour, tout y passe.

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Pour Jonas Vingegaard, la rivalité avec Tadej Pogačar n’est pas une question d’ego, mais de pur défi sportif. Alors que le Slovène semble intouchable, le leader de la Visma-Lease a Bike s’appuie sur son passé pour aborder l’avenir. « Je ne dirais pas que c’est une obsession, c’est plutôt une motivation. Je veux battre le meilleur et je sais que je l’ai battu deux fois, ce qui me rend très heureux. Cela me donne la confiance nécessaire pour le faire à nouveau. »

Après deux années marquées par les séquelles d’une grave chute, le Danois estime avoir enfin tourné la page : « Si les gens savaient les conséquences de cette chute, ils sauraient pourquoi ça m’a pris autant de temps pour revenir à mon meilleur niveau. Je pense que maintenant, c’est bon, c’est le moment où je suis de retour. »

« Il faut juste qu’il reste calme »

Interrogé sur la sensation française du moment, Paul Seixas, deuxième des Strade Bianche à seulement 19 ans, Vingegaard se montre admiratif mais prudent. « Il est certainement l’un des plus grands cyclistes en ce moment. Est-ce qu’il sera un vrai concurrent pour le général cette année ? C’est trop tôt pour le dire », glisse-t-il avec diplomatie.

Conscient de l’attente démesurée autour du jeune prodige, le double vainqueur de la Grande Boucle lui adresse un conseil précieux : « Il y a beaucoup de pression autour de lui. Il faut juste qu’il reste calme au milieu de tout cela. Pour un Français, être l’un des plus grands noms et avoir l’opportunité de gagner le Tour engendre forcément beaucoup de pression. » Une pression que Vingegaard semble désormais maîtriser à la perfection.

« Je crois que ça me rendra plus fort »

La grande nouveauté de sa saison 2026 reste l’enchaînement du Tour d’Italie et du Tour de France. Un défi que certains jugent risqué face à un Pogačar qui pourrait être plus frais, mais Vingegaard y voit au contraire un avantage compétitif. « Tadej l’a fait en 2024. Et pour ma part, j’ai vu qu’en enchaînant le Tour et la Vuelta, j’ai toujours pu être plus fort sur la seconde course. Donc je crois que ça me rendra plus fort pour le Tour de France »

Toutefois, ce programme dantesque nécessite une gestion millimétrée de l’équilibre personnel. Pour le double vainqueur du Tour, la performance ne se joue pas que dans les jambes : « La santé mentale est probablement l’aspect le plus important de la performance sur les routes. » Un constat qui l’a poussé à exiger des aménagements dans son calendrier : « Le Giro et le Tour, c’est déjà être très loin de chez moi. On a dû mettre en place un programme pour que j’aie plus de temps avec ma famille entre les courses. Ma femme fait absolument tout pour moi, je n’aurais pas pu faire ce que je fais sans elle. »