« Je n’exclus personne » : Remco Evenepoel ne voit pas Del Toro comme unique concurrent

« Je n’exclus personne » : Remco Evenepoel ne voit pas Del Toro comme unique concurrent - Samuel Guadi

Pour sa première course WorldTour sous les couleurs de Red Bull-Bora-Hansgrohe, le champion belge aborde l’UAE Tour avec ambition. Selon lui, il n’y a pas que Del Toro comme sérieux adversaire pour la victoire finale.

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AFP

Remco Evenepoel n’a pas fait de mystère sur ses intentions au micro de Sporza avant le début de Tour des Émirats arabes unis. Fort de ses quatre victoires finales sur des courses par étapes en fin février (Algarve 2020, 2022, 2024 et UAE Tour 2023), Evenepoel a délibérément choisi les Émirats plutôt que le Portugal pour franchir un palier supplémentaire. « Comme toujours, je vais essayer de gagner, peu importent les circonstances », a-t-il affirmé. « C’est une course WorldTour et, à ce stade de ma carrière, les victoires en WorldTour sont plus importantes pour moi que celles en ProTour. »

En l’absence de Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard, le duel annoncé devrait opposer Evenepoel à la nouvelle sensation mexicaine Isaac del Toro. Le Belge se méfie toutefois de la force collective de l’équipe UAE Team Emirates, qui court à domicile. « Sur le papier, il est logique que ce soit une bataille avec Isaac, mais quelqu’un d’autre pourrait toujours l’emporter, comme Lennert Van Eetvelt l’a déjà fait ici. Je n’exclus personne », a-t-il prévenu, tout en soulignant la forme d’Adam Yates, solide lors du récent Tour d’Oman.

Le premier tournant de l’épreuve aura lieu dès la deuxième étape avec un contre-la-montre individuel de 12,2 km. Si la distance semble un peu courte pour le triple champion du monde de la discipline, le profil plat et rectiligne semble lui convenir. « Il n’y a pas beaucoup de virages dans le chrono, et cela pourrait être à mon avantage. Il aurait pu être plus long que 12 km, mais il faut faire avec ce que l’on nous donne », a expliqué Evenepoel, qui espère y grappiller un maximum de temps sur ses rivaux avant les sommets.

La décision finale se jouera probablement sur les pentes de Jebel Hafeet, mais aussi sur une ascension inédite lors de la troisième étape : Jebel Mobrah, un col de 13,2 km avec une pente moyenne de 8,1 %. Un défi que le Belge a minutieusement préparé lors de ses premières courses de la saison. « Cette montée finale inconnue demandera un effort spécifique », a-t-il conclu. « C’est aussi pour cela que j’ai participé aux courses à Majorque, où il y avait aussi une ascension de 15 km, bien qu’avec des pourcentages différents. »