« Je n’aurai jamais son niveau » : Ilan Van Wilder veut désormais tracer sa route sans Remco

« Je n’aurai jamais son niveau » : Ilan Van Wilder veut désormais tracer sa route sans Remco - Samuel Guadi

Ilan Van Wilder entame en 2026 un nouveau chapitre crucial de sa carrière. Le Brabançon de 25 ans passe du statut d’équipier de luxe à celui de leader unique au sein de la Wolfpack.

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Alors que les sirènes de l’équipe Decathlon se faisaient pressantes, Van Wilder a choisi la fidélité à Patrick Lefevere, moyennant une prolongation de trois ans et la promesse des pleins pouvoirs. Un choix validé par sa médaille de bronze surprise au contre-la-montre des Mondiaux au Rwanda, véritable détonateur de son ambition nouvelle : « J’aime bien cette course car j’adore la chaleur. Là, par rapport à mes ambitions, cela a été un déclic. Cette troisième place au chrono des Mondiaux m’a donné beaucoup de confiance pour aborder la saison 2026 avec motivation. »

Désormais propulsé sur le devant de la scène, Van Wilder ne fuit pas ses responsabilités. S’il reconnaît dans une interview pour Sudinfo que le rôle de leader exige une abnégation totale jusqu’à la ligne d’arrivée, contrairement au rôle d’équipier où l’on se relève une fois la mission accomplie, il assume cette métamorphose. Ses objectifs sont clairs : viser le top 5 sur les courses d’une semaine comme Tirreno-Adriatico ou le Pays basque.

Pourtant, le jeune Belge refuse de jouer au « nouveau Remco ». Conscient de ses propres limites, il trace sa propre voie, tout en reconnaissant des similitudes dans sa polyvalence : « Je n’aurai jamais son niveau, ni sa personnalité, ni son caractère. On s’entend bien mais nous sommes vraiment différents. Sauf sur un point : je suis un coureur polyvalent. Je peux réaliser un bon chrono, un bon classement, une bonne classique. »

L’autre changement majeur est l’atmosphère au sein de la formation belge. Sans l’ombre écrasante d’Evenepoel, la pression semble s’être muée en une dynamique collective plus sereine : « On sent les gars plus relax, il y a moins de stress », confie-t-il, soulignant que chaque coureur, des plus jeunes aux plus expérimentés comme son compère Valentin Paret-Peintre, aura sa chance.

Van Wilder a déjà coché ses rendez-vous : le championnat de Belgique de contre-la-montre (qu’il espère remporter en l’absence de Remco) et, surtout, Liège-Bastogne-Liège. Sa course de cœur, celle pour laquelle il s’entraîne sans relâche sur les routes de La Gleize. Si la Doyenne sourit à son nouveau leader en avril prochain, Soudal Quick-Step prouvera que la vie après Evenepoel peut être tout aussi radieuse.