« C’est une journée perdue » : Arnaud de Lie explique son impasse à Milan-San Remo

« C’est une journée perdue » : Arnaud de Lie explique son impasse à Milan-San Remo - Samuel Guadi

Le programme printanier d’Arnaud De Lie est désormais scellé. Pour la deuxième année consécutive, le sprinteur Belge ne sera pas présent sur la Primavera.

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Interrogé par HLN en marge du Tour de l’Algarve, le Belge de 23 ans n’a pas utilisé la langue de bois pour justifier son absence. Pour lui, s’aligner au départ de la plus longue classique de l’année face à un Tadej Pogačar ou un Mathieu van der Poel relève aujourd’hui de la mission impossible : « À moins que Pogačar et Van der Poel ne tombent malades cinq jours avant, je n’irai pas. Il faut être réaliste : avec eux au départ, je n’ai aucune chance. Ils grimpent la Cipressa une minute plus vite que le reste du peloton. Pour moi, San Remo est une journée perdue. C’est inutile. »

Depuis sa seule participation en 2023 (où il avait terminé 95e à six minutes de Van der Poel), De Lie a vu la course changer de dimension. Les accélérations foudroyantes dans la Cipressa et le Poggio ont redéfini les standards de ce Monument, excluant de fait les profils de sprinteurs-puncheurs qui ne sont pas encore au sommet de leur puissance physique. Plutôt que de se battre pour un top 10 qu’il juge « anecdotique », le leader de la Lotto préfère chasser la victoire sur des terrains où son explosivité peut faire mouche : « Pour l’instant, je prends plus de plaisir à gagner, comme deux jours plus tôt au GP de Denain. Peut-être qu’un jour j’y retournerai. Chaque chose en son temps. Et si ça ne se reproduit jamais, je n’en mourrai pas. Il y a pire dans la vie. »

Après une année 2025 en dents de scie, Arnaud De Lie mise tout sur les classiques flandriennes en 2026. Son calendrier estival s’annonce également chargé avec le Tour de Wallonie (désormais placé en juin) suivi de sa troisième participation au Tour de France. En fin de saison, il lorgne déjà sur une sélection pour les Mondiaux à Montréal, une ville qui lui réussit particulièrement bien : « Ce sera très dur, mais je roule toujours bien au Canada. Je n’ai fait qu’un seul Mondial dans ma carrière, et j’ai vraiment envie d’y briller. »