Cyclistes Professionnels Associés remet en cause les contrôles nocturnes et veut une lutte « plus efficace, ciblée et performante pour identifier les véritables tricheurs »

Cyclistes Professionnels Associés remet en cause les contrôles nocturnes et veut une lutte « plus efficace, ciblée et performante pour identifier les véritables tricheurs » - Jérôme Jordens

Les contrôles antidopage nocturnes de Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard n’ont pas plu dans le peloton. Cyclistes Professionnels Associés (CPA), le groupe qui défend les intérêts du peloton professionnel, a questionné dans un communiqué l’utilité des contrôles nocturnes, avançant les risques qu’ils créent au niveau de la santé des coureurs.

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BELGA

Les contrôles antidopages réalisés dans la nuit entre la 14e et la 15e étape ont fait grand bruit. Il faut dire qu’ils concernaient Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard.

Au lendemain de ces événements, Cyclistes Professionnels Associés (CPA), l’association des cyclistes professionnels, a sorti un communiqué dans lequel il « appelle à un changement des pratiques pour une lutte plus efficace et plus équitable contre le dopage ».

S’il remet donc en cause ces tests, le CPA insiste sur le fait qu’il « réaffirme, au nom de tous les coureurs, son engagement total en faveur d’une lutte antidopage forte, crédible, et efficace », insistant sur le fait que « les coureurs professionnels sont les premiers à vouloir un sport propre ».

La volonté annoncée du CPA ne serait donc pas de remettre en cause le principe des contrôles antidopage, mais plutôt de trouver une manière différente de les mener car « les contrôles nocturnes soulèvent des questions quant à leur pertinence ».

La raison principale avancée est la santé des coureurs : « Le Tour de France est une compétition qui exige un effort physique exceptionnel. La qualité du sommil et de la récupération constitue un élément essentiel, non seulement pour la performance, mais aussi pour la santé et la sécurité des coureurs. Il est évident que cette pratique entrave la récupération des athlètes lors de la course la plus importante et la plus difficile du calendrier mondial et est en contradiction avec les objectifs recherchés ».

« Notre objectif n’est pas de remettre en question la lutte contre le dopage, bien au contraire » , insiste cependant le CPA. « Nous souhaitons qu’elle soit toujours plus efficace, ciblée et performante pour identifier les véritables tricheurs, mais toujours dans le respect des droits fondamentaux, de la santé et des conditions de récupération des athlètes. Nous souhaitons également que l’équité sportive soir préservée entre les athlètes et que chacun puisse bénéficier d’une récupération adéquate, alors que ces contrôles ciblés et physiquement éprouvants, au contraire, l’entravent »

En plus de ce communiqué, Adam Hansen, l’ancien coureur désormais à la tête du CPA s’est également exprimé : « Nous avons répété à maintes reprises qu’augmenter le nombre de tests n’est pas la solution. C’est un gaspillage de ressources. Cet argent devrait plutôt être investi dans la modernisation des équipements des laboratoires d’analyse. Nous souhaitons disposer d’équipements de laboratoire de pointe capables de détecter les plus infimes traces de substances interdites. Cela permettra de réaliser moins de tests, mais plus précis, pour démasquer les véritables tricheurs, tout en réduisant le harcèlement constant des cyclistes propres. Mais cela ne se produit pas. Les fonds servent à augmenter le nombre de tests. Cela signifie plus de travail et de stress pour les coureurs. Ils ont déjà bien assez de mal. Nous voulons que les dopés soient arrêtés, et nous ne voulons pas harceler les coureurs propres. »