Ronaldo enfin buteur en match à élimination directe, un hors-jeu polémique, les adieux de Modric : ce qu’il ne fallait pas manquer cette nuit à la Coupe du monde

Ronaldo enfin buteur en match à élimination directe, un hors-jeu polémique, les adieux de Modric : ce qu’il ne fallait pas manquer cette nuit à la Coupe du monde - Jérôme Jordens avec Belga

Le Portugal s’en est sorti dans une fin de match rocambolesque en seizième de finale de Coupe du monde face à la Croatie grâce notamment au premier but de la carrière de Cristiano Ronaldo en match à élimination directe. La Suisse à, elle, dominé l’Algérie. Si vous aviez décidé de dormir cette nuit, voici ce qu’il ne fallait pas manquer au Mondial.

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Cole Burston / AFP

Une anomalie a été effacée cette nuit à la Coupe du monde. Alors qu’il se bat pour à peu près tous les records avec Lionel Messi, Cristiano Ronaldo traînait derrière lui un sacré boulet. Le Portugais de 41 ans n’avait jamais inscrit le moindre but lors d’un match à élimination directe en cinq participations à une Coupe du monde.

Et pour son sixième Mondial, le destin semblait poursuivre CR7. Trouvé dans le dos de la défense croate, Ronaldo avait semblé retrouver les jambes de sa jeunesse pour un sublime enchaînement contrôle porte manteau et touchette de l’extérieur pour tromper Livakovic. Mais un petit hors-jeu d’une épaule a mené à l’annulation de l’égalisation.

Le Portugal se dirigeait vers une élimination pour ce qui est « sa dernière danse » avec la Seleçao selon l’aveu même de sa sœur à Sport TV juste avant la rencontre.

Mais un penalty obtenu pour une faute sur Renato Veiga a permis à Ronaldo d’effacer cette statistique de son CV. En frappant son penalty au milieu du but, Ronaldo a inscrit son premier but en match à élimination directe d’un Mondial, son 11e en Coupe du monde.

Un hors-jeu qui fait jaser

Et de hors-jeu, il en a encore été question plus tard dans la rencontre. Alors que l’on jouait la 15e minute de temps additionnel, la Croatie est parvenue à égaliser grâce à Josko Gvardiol. Depuis le banc, Cristiano Ronaldo, sorti à la 81e, se voyait déjà subir des prolongations interminables pour ce qui aurait pu être son dernier match de Coupe du monde.

Mais après intervention du VAR, un hors-jeu de Pasalic suite à la déviation de Matanovic a entraîné l’annulation du but.

Une phase qui fait polémique puisqu’il ne semblait pas certain que Matanovic a vraiment touché le ballon, mais aussi que Veiga le dévie avant qu’il n’arrive chez Pasalic.

Matanovic lui-même admettait d’ailleurs après la rencontre ne pas être sûr d’avoir touché le ballon : « Honnêtement, j’ai senti une petite touchette avec mes cheveux. J’ai demandé à l’arbitre parce que je n’étais pas 100 % sûr d’avoir touché le ballon. Il m’a dit qu’il y avait une puce dans la balle et qu’il y avait un léger contact ».

Au niveau du hors-jeu, la règle est claire puisque la déviation de Veiga n’entrait pas dans les critères d’intentionnalité de déviation du ballon et elle ne remettait donc pas Pasalic en jeu.

Les adieux de Luka Modric

Si Cristiano Ronaldo peut souffler, c’est une autre légende du football qui a fait ses adieux à la Coupe du monde. S’il n’a pas voulu s’exprimer sur son avenir, il est certain qu’à 40 ans, il s’agissait sans doute du dernier match dans un Mondial de Luka Modric.

« J’ai joué avec Luka pendant tellement d’années. Nous avons presque le même âge. Je pense que c’est une légende du football. C’est toujours une légende du football parce qu’il joue encore, et très bien. C’est incroyable », a affirmé Cristiano Ronaldo après la rencontre.

Le Ballon d’Or 2018 aux plus de 200 sélections avec les Vatreni aura placé la Croatie sur la carte du football comme une des plus grandes nations des années 2010 et 2020, avec une finale en 2018 et une troisième place en 2022. Merci et bravo l’artiste.

La Suisse se défait facilement de l’Algérie et file en huitièmes de finale

Après le suspense de ce Portugal-Croatie, la Suisse a offert un scénario plus lisible face à l’Algérie pour valider son ticket pour les huitièmes de finale.

Si l’Algérie a pris l’initiative dans les premières minutes, mais sans se montrer dangereuse, c’est bien la Suisse qui a frappé la première. Après un numéro sur le flanc gauche, Johan Manzambi, une des révélations de ce Mondial, a adressé un centre au petit rectangle prolongé dans le but par Breel Embolo (10e, 1-0).

Malgré ce but rapide, la rencontre ne s’est pas emballée et les occasions ont été rares à l’exception d’une tentative de Denis Zakaria, après un nouveau travail de Manzambi (15e). L’Algérie s’est ensuite installée dans le camp suisse et Ibrahim Maza s’est créé la première occasion des Fennecs mais a trop croqué sa frappe (45e+2).

La seconde période a démarré sur les chapeaux de roues et il n’a fallu que 48 secondes aux Suisses pour doubler la mise. Après une mauvaise relance de la défense algérienne, Dan Ndoye a trompé Luca Zidane d’une frappe puissante à l’entrée du grand rectangle (46e, 2-0). Hormis une tentative de Riyad Mahrez, contrée par Manuel Akanji (50e), la ’Nati’ a été rarement inquiétée par des Algériens en manque d’inspiration.

Les Helvètes ont contrôlé la fin de match et encore eu une opportunité de tuer tout suspense mais Fabian Rieder a raté l’immanquable sur un centre de Zakaria (81e). Un loupé sans conséquence pour la Suisse qui affrontera la Colombie ou le Ghana en huitièmes de finale le mardi 7 juillet à 22h00 heure belge à Vancouver.

Salah incertain, l’Égypte tremble avant d’affronter l’Australie

Il n’est « pas certain » que l’attaquant et capitaine Mohamed Salah, sorti sur blessure au dernier match, soit titulaire pour le seizième de finale du Mondial 2026 de l’Égypte vendredi contre l’Australie, a déclaré jeudi le sélectionneur Hossam Hassan.

L’ancien ailier vedette de Liverpool a subi une blessure musculaire à une cuisse durant le dernier match de groupe face à l’Iran (1-1). Il a été remplacé après ce pépin physique.

« Nous avons essayé de le réintégrer partiellement à l’entraînement collectif seulement depuis hier (mercredi) », a déclaré Hassan en conférence de presse à Arlington, près de Dallas. « Il veut vraiment apporter sa contribution avec ses coéquipiers demain. Mais d’un autre côté, je ne prendrai aucun risque tant que je ne suis pas sûr à 100 % qu’il est en pleine forme et prêt pour demain. Nous espérons le voir jouer. Je ne suis toutefois pas certain qu’il figurera dans le onze de départ. »

L’Australie et l’Égypte n’ont jamais remporté un match à élimination directe en Coupe du monde. Le vainqueur affrontera très probablement l’Argentine de Lionel Messi, tenante du titre et très large favorite de son seizième de finale contre le Cap-Vert, novice dans la compétition.

Hossam Hassan a dit avoir « énormément de respect » pour l’Australie, une équipe capable d’alterner « longs ballons » et jeu de « possession », et dont certains sont « très rapides ». Ceci étant dit, « nous ne sommes pas non plus une petite nation, nous avons remporté la Coupe d’Afrique des nations sept fois et nous avons aussi des individualités talentueuses. »

Le « karma » aidera Tuchel et l’Angleterre à battre le Mexique dans le stade Azteca

Le sélectionneur de l’Angleterre Thomas Tuchel est convaincu que les Three Lions seront aidés lundi par le « karma » pour rejoindre les quarts de finale de la Coupe du monde de football. Ils joueront leur huitième de finale contre le Mexique, l’un des pays hôtes, à 2h du matin heure belge.

« C’est un stade iconique. Je me souviens du livre qui a été publié à son sujet et des photos avec tous ces drapeaux. J’ai vraiment hâte de disputer cette rencontre. C’est un match iconique à jouer contre le Mexique à Mexico, nous jouerons contre le pays entier », a déclaré l’Allemand quand il a répondu à la question qu’on lui posait sur le stade Azteca.

En 1986, l’Angleterre avait perdu 2-1 en quarts de finale face aux futurs champions du monde, l’Argentine. Diego Maradona avait marqué les deux buts argentins, dont le premier de la main, ce qui est devenu par la suite « la main de Dieu ». Selon Tuchel, le « karma » va faire en sorte que les choses changent.

Mis à part l’histoire, les Anglais doivent également composer avec certaines conditions défavorables, telles que l’altitude à laquelle se trouve le stade, à plus de 2.000 mètres au-dessus du niveau de la mer. « Nous partons un soir plus tôt, c’est tout à fait logique », a déclaré Tuchel. « Le ballon volera différemment. C’est un énorme avantage (pour le Mexique), mais c’est comme ça. »

L’Angleterre, qui a réussi à se qualifier pour les seizièmes de finale aux dépens du Congo grâce à une performance exceptionnelle d’Harry Kane, devra faire face à une ambiance assourdissante au stade Azteca. Avant le match contre l’Équateur, les supporters mexicains avaient tenté de priver les joueurs adverses d’une nuit de sommeil. Cela ne préoccupe pas Tuchel : « Nous emportons du matériel (comme des bouchons d’oreille), je suis prêt à tout. »