« On nous voit déjà en finale, ça ne me plaît pas du tout » : Deschamps se méfie de l’excès de confiance

« On nous voit déjà en finale, ça ne me plaît pas du tout » : Deschamps se méfie de l’excès de confiance - Jérôme Jordens

Didier Deschamps a refusé de se voir déjà en finale de la prochaine Coupe du monde en conférence de presse. Le sélectionneur des Bleus admet que son équipe fait partie des favorites, mais ne veut pas assumer seul la pression.

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STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

L’Équipe de France s’est rassemblée à Clairefontaine à deux semaines du début de la Coupe du monde. L’occasion pour Didier Deschamps de se présenter en conférence de presse avant sa dernière compétition en tant que sélectionneur, après 14 années passées à la tête des Bleus.

Championne du monde en 2018 puis finaliste en 2022, l’Équipe de France fait encore figure de favorite pour cette édition 2026, avec un effectif qui ferait rêver n’importe quel sélectionneur. Mais pour Didier Deschamps, gare à l’excès de confiance.

« C’est un événement majeur. On nous voit déjà le 19 juillet (jour de la finale), ça ne me plaît pas trop, pas du tout même. On a déjà trois adversaires en poules. Qu’on fasse partie des meilleures équipes, oui, mais je sais trop bien qu’il y a des étapes importantes avant de penser à tout là-haut. On va tout faire pour être au rendez-vous », a confié l’entraîneur de 57 ans.

Malgré tout, l’ancien milieu de terrain, également champion du monde en tant que joueur, ne veut pas se cacher. Il sait qu’il a un noyau compétitif et que les Bleus seront attendus. Mais il ne veut pas être présenté comme l’unique favori : « Je vois que d’autres sélectionneurs disent que l’équipe de France a deux équipes… Je ne veux pas refuser le fait qu’on fasse partie des favoris. Mais est-ce qu’on est supérieurs à d’autres nations ? Il y a 7-8 équipes qui ont cette ambition, une seule y arrivera. Ce n’est pas fuir, l’ambition est essentielle. Il y a un mot important : c’est l’humilité. Sur le papier il y a des choses, mais dans le foot il suffit de faire un peu moins pour le payer cher. Nos adversaires ont beaucoup de qualité. Notre groupe aussi. Je ne veux pas diminuer l’Irak. Le Sénégal et la Norvège sont de très bonnes nations ».