La FIFA condamne les tentatives visant à « saper » Infantino

La FIFA condamne les tentatives visant à « saper » Infantino - Belga

La Fédération internationale de football (FIFA) a condamné samedi les « tentatives coordonnées et persistantes visant à saper l’organisation et son président Gianni Infantino ». L’instance a souligné que toute contestation du leadership d’Infantino devait se faire selon les procédures prévues par ses statuts.

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La Fédération internationale de football (FIFA) a condamné samedi les « tentatives coordonnées et persistantes visant à saper l’organisation et son président Gianni Infantino ». L’instance a souligné que toute contestation du leadership d’Infantino devait se faire selon les procédures prévues par ses statuts.

Infantino s’est récemment retrouvé sous le feu des critiques après sa proposition visant à lever plusieurs milliards de dollars en cédant une participation dans les droits commerciaux de la Coupe du monde et d’autres compétitions. Vendredi, de nouvelles accusations ont également émergé concernant une indemnité de départ qui aurait été versée à une femme présentée comme une ancienne maîtresse du Suisse lorsqu’il était secrétaire général de l’UEFA, fonction qu’il a occupée de 2009 à 2016. L’UEFA a confirmé le versement, tandis que la FIFA nie les accusations.

Dans un communiqué publié samedi, l’organisation a affirmé que certaines informations récentes contenaient des « allégations infondées et des accusations manifestement fausses » concernant la FIFA et son président, et a ajouté qu’elle les contesterait. La FIFA n’a toutefois pas précisé à quelles publications ou accusations elle faisait référence.

« Ceux qui ne bénéficient pas du soutien des membres de la FIFA ne devraient pas tenter d’obtenir, par des accusations, des insinuations ou de fausses informations, ce qu’ils ne peuvent obtenir par les processus démocratiques établis de la FIFA », affirme l’instance mondiale.

« Des allégations infondées et des accusations manifestement fausses concernant la FIFA et son président sont apparues dans des publications récentes. Les spéculations et les insinuations ne doivent pas être présentées comme des faits, et la répétition d’une accusation ne la rend pas plus vraie. »

« Le président de la FIFA a consacré plus de trente ans de sa vie professionnelle au football européen et mondial, contribuant à des changements majeurs dans le sport et, en particulier, à accroître l’accessibilité, les ressources et les opportunités dans le football mondial. Le changement constitue inévitablement un défi pour les intérêts établis, mais les désaccords concernant ces changements ne peuvent justifier des tentatives visant à saper le mandat démocratique du président de la FIFA ou de l’institution qu’il a été élu pour diriger. »

« La FIFA est ouverte aux critiques légitimes. Mais la critique ne donne pas carte blanche pour déformer les faits, amplifier des accusations infondées ou inventer des manœuvres de diversion destinées à entraver les progrès. Lorsque des informations sont inexactes ou trompeuses, la FIFA les contestera directement et fermement. La FIFA est responsable de ses 211 membres et du football dans le monde entier. Nous ne nous laisserons pas distraire ni ralentir dans notre volonté de renforcer l’organisation, d’obtenir des résultats pour nos associations membres et de poursuivre notre travail afin de véritablement mondialiser le football. Par l’intermédiaire du président de la FIFA et du Conseil de la FIFA, notre attention reste fermement concentrée sur cette mission et nous sommes plus déterminés que jamais à la mener à bien. »

Malgré le retrait du projet d’investissement et les excuses présentées par le président de la FIFA, les fédérations de plusieurs pays, dont le pays de Galles, la Serbie, la Finlande et l’Angleterre, ont retiré leur soutien à la réélection d’Infantino en mars prochain. Les 211 membres de la FIFA disposent chacun d’une voix.

L’UEFA, ou un autre groupe d’opposition, pourrait également chercher à provoquer le départ anticipé d’Infantino. Cela pourrait passer par une session extraordinaire du Congrès de la FIFA. Pour cela, le soutien de 43 des 211 fédérations est nécessaire. Après une demande écrite, l’assemblée doit se réunir dans un délai de trois mois, après quoi une motion de défiance peut être déposée.