« Il n’y a pas de plan B » : Gianni Infantino veut que l’Iran joue la Coupe du Monde

« Il n’y a pas de plan B » : Gianni Infantino veut que l’Iran joue la Coupe du Monde - Samuel Guadi

Le président de la FIFA a tenu à clarifier la position de son instance : malgré les menaces de boycott des sols américains par Téhéran, Gianni Infantino reste ferme, l’Iran sera de la fête et aucun plan de secours n’est à l’ordre du jour.

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AFP

Face aux incertitudes, le patron du football mondial a coupé court aux rumeurs de remplacement ou de disqualification lors d’une intervention sur la chaîne mexicaine N+ Univision. Pour lui, la participation de la sélection iranienne n’est pas négociable, indépendamment du contexte diplomatique : « Nous voulons que l’Iran joue. L’Iran jouera la Coupe du monde. Il n’y a pas de plan B, C ou D – il y a un plan A. »

Le dirigeant suisse a souligné la dimension symbolique de cette présence en expliquant que l’Iran représente un peuple, aussi bien ceux qui vivent dans le pays que ceux résidant à l’étranger. Il a ajouté vouloir permettre à l’équipe de participer « dans les meilleures conditions possibles », tout en admettant qu’il faut être conscient que l’on vit « dans le monde réel » et que la situation est « très compliquée ».

Le nœud du problème réside dans la localisation des rencontres. En raison de la guerre opposant les États-Unis et Israël à leur pays, les autorités iraniennes refusent de disputer leurs duels sur le sol américain et demandent à jouer au Mexique. Le président de la fédération iranienne, Mehdi Taj, a d’ailleurs évoqué il y a dix jours « un boycott des États-Unis », tout en précisant que cela ne concernait pas la Coupe du monde en elle-même.

À ce jour, la FIFA n’a pas encore précisé si elle pouvait ou voulait accéder à cette requête de délocalisation. Le calendrier actuel place pourtant l’Iran dans le groupe G avec des rendez-vous cruciaux initialement prévus en Californie et dans l’État de Washington. L’équipe doit normalement affronter la Nouvelle-Zélande le 15 juin à Inglewood, puis retrouver les Diables Rouges le 21 juin dans ce même stade de la banlieue de Los Angeles, avant de conclure face à l’Égypte le 26 juin à Seattle. Une ultime rencontre qui sera un « Pride match » pour célébrer la communauté LGBTQ+, autre source de polémique.