Après avoir quitté le tournoi dès la phase de poules avec zéro point au compteur, suite à trois revers cuisants contre la Suède (5-1), le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1), la Tunisie fait face à une crise extra-sportive majeure. Une affaire qui vient clore un Mondial chaotique, déjà marqué par le limogeage express de Sabri Lamouchi au profit d’Hervé Renard dès le premier match.
D’après le Daily Mail, des analyses antidopages ont révélé des traces de clenbutérol, un puissant anabolisant formellement interdit par l’Agence mondiale antidopage (AMA). Le média précise que plusieurs cadres évoluant dans des championnats européens font partie des joueurs ciblés, et que leurs clubs respectifs ont d’ores et déjà été alertés par les instances.
Cependant les premières conclusions de l’enquête s’orientent vers un scénario accidentel plutôt que vers un dopage organisé. Les autorités médicales privilégient fortement la piste d’une contamination alimentaire liée aux repas de la sélection. Les joueurs auraient consommé de la viande au Mexique, où le clenbutérol est encore utilisé dans l’élevage ce qui entraîne parfois des cas involontaires de contamination.
Le clenbutérol étant régulièrement utilisé de manière illégale pour engraisser le bétail dans certaines régions d’Amérique du Nord, ce cas de figure a déjà touché de nombreux athlètes par le passé lors de compétitions internationales dans la région. Toujours selon le média britannique, une sanction collective ou individuelle reste donc très peu probable, les précédents jurisprudentiels de l’AMA tendant à blanchir les sportifs victimes de ce type d’intoxication alimentaire.













