Ferran Torres libère l’Espagne en prolongations et offre sa deuxième étoile à la Roja !

Ferran Torres libère l’Espagne en prolongations et offre sa deuxième étoile à la Roja ! - Belga

Dans un match où l’Argentine n’aura pas tiré une seule fois en 115 minutes, l’Espagne a pourtant eu beaucoup de mal à faire sauter le verrou de l’Albiceleste. C’est en prolongations que Ferran Torres a finalement réussi à briser le statu quo et faire trembler les filets d’Emiliano Martinez.

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AFP

L’Espagne a remporté la finale de la Coupe du monde 2026 de football, dimanche au Metlife Stadium d’East Rutherford, dans la banlieue de New York. L’équipe championne d’Europe en titre a battu l’Argentine, tenante du titre, 1-0 après prolongation. Le score était de 0-0 au repos et à la fin du temps réglementaire.

Dans la 104e et dernière rencontre de ce 23e Mondial, le premier à réunir 48 équipes, disputé aux États-Unis, Mexique et Canada, la décision est tombée à l’entame de la seconde moitié de la prolongation. Le remplaçant Ferran Torres a trouvé le chemin des filets à la 106e minute, sur le 12e tir cadré de la Roja, après une remise de Nico Williams.

L’Espagne a débuté cette rencontre avec le même onze de départ qu’en demi-finale. À l’inverse, Lionel Scaloni n’a pas hésité à opérer trois changements parmi les onze hommes qui ont débuté cette finale par rapport à la rencontre contre l’Angleterre.

La Roja a été la première à mettre le nez à la fenêtre dans cette finale. Au terme d’une belle combinaison avec Dani Olmo, Lamine Yamal s’est retrouvé en position de tir au petit rectangle, mais sa frappe mal placée et déviée par un pied argentin a terminé dans les bras d’Emiliano Martinez (5e). Une première occasion qui n’en a pas appelé beaucoup d’autres puisqu’il a fallu attendre la 39e pour voir Mikel Oyarzabal légèrement croquer une frappe qui a terminé, elle aussi, dans les bras du portier argentin. Marc Cucurella a également tenté sa chance, mais son envoi, trop croisé, a manqué le cadre (43e).

Côté argentin, la première période fut assez poussive. Souvent privé du ballon, les champions du monde en titre ont tenté à l’une ou l’autre reprise de partir en contre, mais la défense espagnole a veillé au grain. Au bout des quarante-cinq premières minutes, Lionel Messi et ses équipiers n’ont pas tenté la moindre frappe au but, Unai Simon se signalant principalement par une sortie hors de son rectangle devant Messi à la 5e. L’Albiceleste a connu un premier coup dur juste avant la pause quand Lisandro Martinez, blessé, a dû laisser sa place à Nicola Otamendi (44e).

Après une pause à mi-temps de près de 27 minutes, half-time show à l’américaine oblige, le match a repris avec une Espagne un peu plus entreprenante et une Argentine toujours sans solution. Dès la première minute de la deuxième période, Fabian Ruiz a tenté sa chance (46e), mais à l’image de l’Espagne durant cette mi-temps, aucune frappe ne sera réellement dangereuse. Olmo (64e), Torres (67e), Pedri (77e), Cubarsi (77e) ou encore Laporte (81e) et Yamal (90e+8) auront vu leurs envois prendre la direction des mains de Martinez.

Les Argentins ont complètement été étouffés durant cette mi-temps, clôturant le temps réglementaire sans une seule frappe et créant leur première action dangereuse dans le rectangle à la 90e+2. De quoi envoyer les deux équipes aux prolongations, mais avec un avantage pour l’Espagne : à la 90e+3, Enzo Fernandez a écopé de son deuxième carton jaune et a été exclu, laissant l’Albiceleste en infériorité numérique pour la demi-heure supplémentaire.

La première période des prolongations a débuté avec une grosse occasion de Nico Williams dont la petite déviation de la tête a été bien repoussée par Martinez (93e). On a pensé le marquoir du MetLife Stadium enfin se débloquer quand le même Williams a fait trembler les filets après une astucieuse et subtile déviation de Merino, mais ce but a été annulé pour une faute du médian espagnol avant de recevoir le ballon sur Otamendi (96e). Juste avant la pause, Merino a trop croisé une tête qui a rasé le poteau (103e).

Mais la vingtième fut la bonne pour l’Espagne. Dès la reprise, un centre bien remis de la tête en retrait par Williams a trouvé Torres qui a fusillé le but et placé la Roja aux commandes de manière plus que méritée (106e, 1-0). Torres a cru doubler la mise à la 113e, mais il a été signalé hors-jeu. Lionel Messi a armé la première frappe de l’Argentine à la 117e, mais celle-ci a terminé dans le visage de Merino. Les Argentins ont raté le 1-1 à la 120e, la défense espagnole se montrant plus prompte sur un ballon au petit rectangle. Sur le corner suivant, Simeone a envoyé le ballon dans les nuages depuis le point de penalty (120e+2).

Seize ans après son sacre de 2010, et sous les yeux de plusieurs anciens champions du monde, l’Espagne a donc décroché sa deuxième étoile de championne du monde. Un titre obtenu en ayant encaissé qu’un seul but sur tout le tournoi, des œuvres du Diables Rouges Charles De Ketelaere. Comme en 1982 et en 1990, l’Argentine n’est pas parvenue à conserver sa couronne.